Passage de relais à l'aéroport Montpellier Méditerranée

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Cyril Reboul (à gauche) laisse la direction de l'aéroport de Montpellier à Emmanuel Brehmer (à droite), à côté de Joël Rault (président du conseil de surveillance).
Cyril Reboul (à gauche) laisse la direction de l'aéroport de Montpellier à Emmanuel Brehmer (à droite), à côté de Joël Rault (président du conseil de surveillance). (Crédits : Christine Caville)
Après cinq ans à la présidence du directoire de l'aéroport de Montpellier, Cyril Reboul a quitté ses fonctions, le 26 mars. Il passe le relais à Emmanuel Brehmer, sur fond de fusion des régions qui, selon lui, devrait encore le renforcer.

C'est devant un parterre de collègues et d'officiels que Cyril Reboul a tiré, jeudi 26 mars, sa révérence. Il a travaillé pendant dix-huit ans à l'aéroport de Montpellier et a occupé ces 5 dernières années le rôle de président du directoire.

Le Nîmois, qui entend désormais se mettre à son compte comme consultant, livre sa vision de ce que sera l'aéroport dans les années à venir. Et il sera, à ses yeux, notamment dans le cadre de la fusion entre Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, une pièce maîtresse du développement économique du bassin de vie montpelliérain :

"Il n'est pas question de contester la place de l'aéroport de Toulouse, qui est cinq fois plus important. Mais l'aéroport de Montpellier restera une pièce importante, parmi d'autres, pour le développement économique du territoire. Il y a un type de trafic spécifique pour les petits aéroports, et Montpellier a ses spécificités par rapport à Toulouse. Les deux sont complémentaires. Toulouse n'est cependant pas suffisant pour levier économique sur notre territoire. L'important, c'est de faire passer Montpellier dans une étape supérieure, et pour cela, il faut que tous les partenaires jouent le jeu".

La CCI est le 1er actionnaire de l'aéroport après l'État, qui possède 66 % du capital. Ce dernier, qui tend à vouloir se désengager des différentes infrastructures aéroportuaires sur tout le territoire national, ne devrait pas être à l'initiative de la privatisation de l'aéroport de Montpellier à court ou moyen terme, assure Cyril Reboul :

"Nous faisons partie des plus petits aéroports de France avec Strasbourg, et je pense que l'État va faire ses démarches en fonction de la taille des aéroports. Je ne suis pas sûr que Montpellier soit la priorité de l'État, ça représente peu de rentrées financières."

Plus de lignes, plus de compagnies

En cinq ans passés à la présidence du directoire de l'aéroport de Montpellier, Cyril Reboul a connu des évolutions qu'il estime conséquentes : au départ très centré sur les vols intra-nationaux, et principalement vers Paris, Montpellier a voulu s'ouvrir sur l'Europe et le monde, explique-t-il.

"Avec plus de lignes et plus de compagnies, l'enjeu principal de ces cinq dernières années a été le développement du trafic. En particulier vers l'Europe et le Monde, ce que nous avons réussi à faire par exemple avec Alitalia qui nous relie au Hub de Rome, ou ce qui sera fait en mai avec KLM et une ligne quotidienne vers Amsterdam. De manière globale, le nombre de passagers est passé de 1,2 à 1,45 million".

En cinq ans, le nombre de compagnies sur l'aéroport de Montpellier est passé de 5 à 15 et 25 destinations sont desservies. Depuis ce jeudi 26 mars, le nouveau président du directoire de l'aéroport de Montpellier est Emmanuel Brehmer, qui en était jusqu'alors le directeur général adjoint.

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