Régie de l'eau : la Métropole de Montpellier investira 9 M€ dès 2016

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P. Saurel, président de M3M, R. Revol, vice-président de M3M, et Grégory Vallée, directeur de la nouvelle régie publique des eaux
P. Saurel, président de M3M, R. Revol, vice-président de M3M, et Grégory Vallée, directeur de la nouvelle régie publique des eaux (Crédits : Anthony Rey)
Après une mise en route le 1er janvier, la Métropole a officiellement dévoilé, le 6, la nouvelle régie publique de l'eau. Un choix stratégique, qui a conduit son président Philippe Saurel à écarter les délégataires privés, et qui nécessitera un investissement de 9 à 11 M€ annuels.

Mercredi 6 janvier, Montpellier Méditerranée Métropole (M3M) a présenté, à l'usine de potabilisation François Arago de Montpellier, les grands axes du service public de l'eau qu'elle assure en direct depuis la mise en route officielle, le 1er janvier, d'une régie publique de l'eau. Ce lancement concrétise une promesse de campagne de l'actuel maire et président de M3M Philippe Saurel, formulée avec d'autres maires en amont des élections municipales de mars 2014.

Treize communes desservies

Après la fin de la délégation de service public accordée à Veolia Eau jusqu'en 2013, et le renouvellement du contrat d'un an en 2014, la mise en route de cette régie publique concerne d'abord 13 communes (337 000 habitants) sur 31 au sein de la Métropole. Deux syndicats d'alimentation en eau conservent jusqu'en 2021 leur propre délégation sur les 18 autres communes, qui devront alors décider pour quel régime elles opteront à cette date.

"Après une première expérience de ce type menée il y a bien longtemps, nous revenons à une régie publique de l'eau, et même à une veille citoyenne de la gestion de l'eau, se félicite Philippe Saurel. Ainsi, plusieurs associations sont représentées au sein du conseil d'administration. Elles pourront décider, en partenariat avec la Métropole, du prix et de la politique de l'eau qui y sera menée, avec une totale autonomie de la régie."

De 9 à 11 M€ investis tous les ans

Une première annonce politique, visible sur de nombreuses affiches placardées dans les communes de M3M, suit immédiatement cette création : le prix moyen de la facture d'eau va baisser de 10 %, le prix du mètre cube passant de 1,29 à 1,15 €. Le prix de l'assainissement va aussi baisser, de 1,42 à 1,29 € (ce dernier tarif s'appliquant d'emblée aux 31 communes de la Métropole).

"Ces baisses de tarifs n'entameront pas notre capacité d'investissement, commente René Revol, vice-président de M3M délégué de la commission Service public de l'eau et de l'Assainissement et maire de Grabels (34). Pour maintenir la qualité de l'eau mais aussi rénover les réseaux « fuyards », nous comptons investir 9 M€ dès 2016, en reprenant plusieurs châteaux d'eau et réseaux. En nous appuyant uniquement sur la ressource financière collectée auprès des habitants, nous pourrons ainsi investir de 9 à 11 M€ par an."

Sur le seul volet de la rénovation des réseaux, M3M revendique un rendement de 80 % (contre un taux de fuite de 20 %) et affiche son ambition d'atteindre 85 % d'ici 2020.

La nouvelle régie de l'eau emploie actuellement 86 agents, dont 56 sont issus de Veolia Eau.

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Commentaires
a écrit le 12/01/2016 à 16:27 :
Très bonne nouvelle, j'ai voté aussi pour ça. Une régie devrait mieux coller aux intérêts des consommateurs qu'a ceux de VEOLIA. Pourvu qu'on y gagne en indépendance, pouvoir d'achat et en qualité.
A propos de qualité, vous ne trouvez pas que l'eau du robinet à un gout de chlore plus prononcé qu'avant ? Le nouveau personnel aurait il forcé la dose pour assainir des canalisations mal entretenues ?

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