Gare TGV de Montpellier : la dalle-pont presque finie

 |   |  431  mots
(Crédits : SAS François Fondeville)
Le 24 mars, était organisée une visite du chantier du futur pôle d’échange multimodal de Montpellier, au cœur duquel figurera la future gare TGV de Montpellier. La dalle-pont, premier élément de gros œuvre visible, sera livré le 5 avril.

Le permis de construire de la gare TGV de Montpellier avait été signé par le préfet de l'Hérault, Pierre de Bousquet, le 30 septembre 2015, clôturant ainsi les étapes d'autorisations administratives nécessaires au démarrage des travaux. Aujourd'hui, le chantier de la future gare Sud de France est en cours sur le site de La Mogère.

Le projet du pôle d'échange multimodal (135 M€) est réalisé dans le cadre d'un contrat de partenariat public-privé confié à un groupement piloté par Icade Promotion. Celui-ci organisait une visite de chantier de la gare le 24 mars, avec l'entreprise de BTP François Fondeville et l'architecte Marc Mimram. De nombreuses personnes (et personnalités) du secteur du BTP étaient présentes.

« C'est une visite technique, s'empresse de préciser Raymond Fondeville, le P-dg de l'entreprise de BTP François Fondeville.

Il coupe court ainsi à tout éventuel débat sur les polémiques et autres velléités de suspendre les travaux qui entourent le projet. Il en sera probablement question lors des États Généraux du rail et de l'intermodalité qui seront présentés à la presse ce vendredi 25 mars à Baillargues (34), à l'initiative de la présidente de Région Carole Delga.

« Nous ne nous préoccupons pas de ça pour le moment. Nous avons un contrat et nous faisons ce qu'il faut pour l'honorer », ajoute-t-il.

Le premier élément de gros œuvre sera livré le 5 avril prochain : une dalle-pont qui enjambera les voies ferrées et l'autoroute, et permettra au tramway de rejoindre la gare.

35 000 heures de travail

« Cette dalle-pont a été réalisée quatre mois, ce qui était un gros enjeu, ajoute Raymond de Fondeville. Cela a demandé une importante organisation logistique. »

La construction a nécessité l'installation d'une usine de préfabrication sur le chantier même, afin de réaliser les poutres de 18 m de long pesant 20 tonnes, soit environ 240 pièces fabriquées en deux mois et demi. Les poteaux de 21 m3 ont été coulés à raison de un par jour.

En quatre mois de chantier, la dalle-pont aura demandé 35 000 heures de travail réalisées par une centaine de personnes, 11 000 m3 et 1 300 tonnes d'armatures. Étape suivante : le coulage du plancher.

La mise en service de la gare est prévue à la fin 2017, en même temps que le contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier. L'architecte Marc Mimram évoque « une gare-jardin, fonctionnelle et méditerranéenne » qui sera recouverte de palmes en béton-fibre sur 100 m de long et 80 m de large, « un voile qui filtrera la lumière et créera de l'ombre ».

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :