LGV Montpellier-Perpignan : l'État sanctuarise le tracé

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(Crédits : Stephane Mahe)
Le ministère des Transports a officiellement actualisé, le 29 août, le projet d'intérêt général de la Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan. Le volet foncier ainsi sanctuarisé, les études pour de nouvelles acquisitions vont se poursuivre, associant SNCF Réseaux, la Région, et plusieurs collectivités territoriales.

Le projet d'intérêt général de la LNMP a été actualisé par le ministère des Transports, le 29 août, marquant une nouvelle étape dans le long processus de réalisation du futur TGV entre Montpellier et Perpignan, et sanctuarisant, de la sorte, le tracé du projet. Un précédent tracé avait été fixé en 2016 sous le gouvernement Valls.

"Aujourd'hui, j'ai été informée de la décision de la ministre des transports, Elisabeth Borne, d'actualiser le projet d'intérêt général de la LNMP, préservant ainsi le foncier nécessaire à la réalisation de la future ligne LGV. Le tracé est bel et bien sanctuarisé jusqu'à Perpignan : c'est une excellente nouvelle, le résultat d'un travail collectif et sans relâche, justifié par le caractère vital de la LNMP pour nos territoires et notre attractivité", déclare, dans un communiqué, Carole Delga, présidente de Région.

La suite de la procédure prévoit maintenant de lancer l'enquête publique, et simultanément, de poursuivre les acquisitions foncières pour ce projet. La Région indique qu'une réunion s'est tenue, en juillet, entre les collectivités territoriales partenaires et SCNF Réseaux à propos du financement des études nécessaires à ce nouveau volet foncier : le devis s'élève à 20 M€, dont 5 M€ seront co-financés par le Conseil régional.

La LOM, étape décisive

À noter qu'en février, le rapport rédigé par le Conseil d'orientation des infrastructures a jugé "non-prioritaire" le projet de LNMP, n'envisageant pas sa mise en oeuvre avant 2030. Le 1er tronçon du chantier, entre Montpellier et Béziers, a été évalué à 950 M€ et ne démarrerait qu'en 2027 au cas où l'hypothèse de financement la plus favorable serait retenue par l'État.

Face aux objections du COI (et d'Emmanuel Macron, formulées dès le mois de juillet 2017) sur le coût des lignes nouvelles telles que la LNMP, la Région milite pour la création d'une société de financement de la ligne, regroupant les collectivités locales et l'État. Elle permettrait de "lever les financements (ressources fiscales dédiées, subventions de l'État et des collectivités locales...) nécessaires pour réaliser le projet, si cette proposition est retenue", rappelle Carole Delga.

L'éventuel feu vert donné par l'État à la constitution de cette société de financement devrait être annoncé dans la future Loi d'Orientation des Mobilités (LOM), qu'Elisabeth Borne présentera cet automne. La ministre, lors d'un récent déplacement à Montpellier, a présenté d'autres axes forts de ce texte, en rapport avec les nouvelles offres de mobilité propre notamment.

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Commentaires
a écrit le 31/08/2018 à 9:53 :
Bla bla...il faudra attendre 20 ans et dans 20 ans on aura sans doute inventé autre chose que l actuel TGV..gabegie de la nouvelle gare à montpellier avec 4 trains par jour et aucune liaison vers la ville...avant des années..pour le TGV si chaque ville veut sa gare entre mal et Perpignan il ne fera aucun gain de temps...on a aussi supprimé le talons de montpellier direct vers le Sud de l Espagne...si Barcelone devient indépendant ca etre encore plus compliqué...bref le ferroviaire est mal barre et seule la voiture reste une vraie liberté...il n y a pas non plus d avion facile de mal vers l Espagne...Toulouse domine et on aura sans doute plus rapidement un bordeaux Espagne que le mpl Espagne...bla bla techno mais réalité bloquée...sans parler de l autre bla bla tarifaire sur les ter..

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