La Région conteste le projet de GIE unissant les ports de Méditerranée

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Carole Delga, lors des vœux adressés à la presse
Carole Delga, lors des vœux adressés à la presse (Crédits : Région Occitanie)
Lors de ses vœux à la presse, le 15 janvier, la présidente de Région Carole Delga s'est opposée au projet de l’État visant à créer, à la mi-2019, une gouvernance unique pour six ports de Méditerranée. L'économie littorale figurait en bonne place dans son propos, avec le dossier de l'éolien flottant lui aussi en tension.

Lors du Comité interministériel de la mer tenu le 15 novembre 2018, le Premier ministre Édouard Philippe a dévoilé la nouvelle stratégie portuaire de l'État, qui consiste à fusionner la gouvernance de plusieurs ports au sein d'un groupement d'intérêt économique (GIE) unique dans trois zones : la vallée de la Seine, la façade atlantique, et la Méditerranée. La ministre des Transports, Élisabeth Borne, a été chargée de créer le dispositif, qui sera officiellement présenté à la mi-2019.

Un projet de GIE contesté

Pour la Méditerranée, il s'agit donc de créer un GIE réunissant les ports de Marseille, Nice, Port-la-Nouvelle, Port-Vendres, Sète et Toulon. Lors de ses vœux à la presse, présentés le 15 janvier, la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, s'est opposée à ce projet - alors que la Région a elle-même son propre projet de gouvernance commune aux ports d'Occitanie.

 "Il n'est pas normal que l'on regroupe toutes ces structures alors que la Région est propriétaire des ports de Sète, Port-la-Nouvelle et Port-Vendres : nous avons la libre administration, et nous investissons lourdement. Le ministère doit mieux prendre en compte les projets en cours. Nous ne ferons pas obstruction à ce GIE, mais la méthode doit changer", déclare Carole Delga.

Pour mémoire, sur le seul port de Sète - dont la Région a récupéré la concession en 2007 -, les investissements publics/privés réalisés depuis 2008 se montent à 285 M€, avec 130 M€ supplémentaires programmés d'ici 2020.

L'éolien en attente d'un second souffle

L'économie littorale a tenu une part importante de ces vœux, avec un nouveau point fait sur le dossier de l'éolien offshore, au menu des discussions entre Emmanuel Macron et Carole Delga, lors d'un entretien tenu à l'Élysée le 11 janvier. Le gouvernement a en effet annoncé, le 27 novembre 2018, les grandes lignes de la programmation pluriannuelle de l'énergie, où une seule ferme commerciale d'éoliennes flottantes sera réalisée en Méditerranée - alors que l'Occitanie compte à ce jour deux sites expérimentaux, à Gruissan (11) et Leucate (11), et la Région PACA un troisième à Faraman (13).

"Avec les autres présidents des régions littorales concernées, nous demandons à Emmanuel Marcon de revoir la PPE aussi bien sur les puissances prévues que sur le calendrier. D'une part, il est prévu de réaliser 250 MW dans le cadre de l'appel d'offres programmé en 2021 pour la zone Atlantique et en 2022 pour la Méditerranée : nous demandons que ce marché soit triplé et porté à 750 MW. D'autre part, nous demandons que l'appel d'offres soit passé sur les trois sites de Méditerranée dès 2020, soit deux ans plus tôt que la date évoquée", précise Carole Delga.

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Commentaires
a écrit le 16/01/2019 à 9:14 :
Dommage ça ne serait pas idiot d'avoir une stratégie commune en Méditerranée... Si le découpage des régions avait été fait correctement et le LR avait fusionné avec Paca en une grande région méditerranée, cela aurait été très cohérent et source d'économie ou au moins de politiques rationnelles. Là avec Toulouse au milieu, et les petits jeux de pouvoirs des politiques, c'est le merdier... La réforme des régions est vraiment à revoir !

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