Nîmes Métropole inaugure la ligne 2 de son trambus

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Longs de 24 m, les bus choisis par Nîmes Métropole ont été peints par l'artiste nîmois Michel Tombereau
Longs de 24 m, les bus choisis par Nîmes Métropole ont été peints par l'artiste nîmois Michel Tombereau (Crédits : Tangobus)
Le parcours de cette nouvelle ligne, mise en service le 7 janvier, relie la gare centrale au CHU Carémeau. 118 millions d’euros ont été nécessaires à la réalisation des travaux.

Les Nîmois aiment en plaisanter... Ils sont équipés du seul tram sans rail ! La Communauté d'agglomération Nîmes Métropole (Président : Yvan Lachaud, Les Centristes) inaugure mardi 7 janvier la ligne 2 (dite T2) de son bus à haut niveau de service, plus communément appelé "trambus" par la population.

Transport en commun en site propre, il permet désormais de relier la gare centrale de Nîmes (30) au CHU Carémeau, le plus important employeur de la ville avec environ 6 000 agents, en 15 minutes.

Un potentiel de 28 000 passagers/jour

118 M€ ont été nécessaires (contre une estimation de 255 M€ si un tramway avait été choisi) tant pour aménager les voies (72,1 M€), acquérir le matériel roulant (15 bus Vanhool à carburation hybride pour un montant de 16 M€), que de réaliser les études préalables (12 M€).

Le service proposé par le délégataire de service public Transdev devrait dans un premier temps transporter 15 000 personnes par jour. À horizon de juin 2021, une seconde tranche reliant la gare à la salle de spectacle Paloma, tout près de la sortie Nîmes-Est, promet de faire passer à 28 000 le nombre de passagers quotidiens.

"En retenant un coût d'exploitation de 5,4 €/km il est possible d'estimer les coûts d'exploitation de la future ligne T2 à environ 3,9 M€ par an. Une évaluation du nombre d'Equivalent Temps Plein a été réalisée concernant les futurs conducteurs de la ligne T2 (hors personnel de maintenance). L'agrégation de ces différents paramètres montre que 37 ETP seront nécessaires pour assurer l'exploitation de la future ligne T2, soit un coût évalué à environ 1,9 M€ par an", apprend-on dans un document de travail que La Tribune a pu consulter.

Une unité de méthanisation pour alimenter le trambus

Longs de 24 m, les bus choisis par la collectivité ont été peints par l'artiste nîmois Michel Tombereau. Sur le plan technique, leur motorisation hybride devrait à moyen terme être alimentée par un biogaz produit dans une unité de méthanisation que Véolia promet de construire d'ici 2023 à proximité immédiate de l'incinérateur de déchets ménagers situé à l'ouest de Nîmes.

L'inauguration de la ligne T2 est programmée un mois, jour pour jour, après la mise en service de l'extension de la ligne T1 (investissement : 19,6 M€) qui étend vers Caissargues et sa zone Euro 2000 (où se trouve notamment le siège de Bastide Médical) la ligne de transport en commun en site propre reliant jusqu'ici la sortie Nîmes-Centre aux arènes antiques.

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