Horama lève 450 000 € auprès de bpifrance

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L'équipe d'Horama est partagée entre Montpellier et Nantes.
L'équipe d'Horama est partagée entre Montpellier et Nantes. (Crédits : Horama)
Travaillant entre Nantes (44) et Montpellier (34), la société Horama contribue depuis mars 2014 au développement d’une solution médicamenteuse pour lutter contre une forme rare de cécité. Prévoyant ses premières rentrées financières entre 2018 et 2020, la levée de fonds actuelle permet à la biotech d’assurer son fonctionnement jusqu’à fin 2015.

En mars 2015, la société Horama a levé 450 000 € auprès de bpifrance, sous forme de prêt à taux 0. Créée tout juste un an auparavant, Horama travaille avec des équipes de recherche réparties entre Nantes et Montpellier, avec un objectif : contribuer au développement d'un médicament destiné à soigner une forme rare de rétinite pigmentaire entraînant la cécité.

"Avant la création d'Horama, il y a vingt ans de recherches menées à Nantes et Montpellier, précise le président de la biotech, Denis Cayet. En 2012, des tests ont été faits sur 9 patients, et cela a été tellement positif que les 6 scientifiques qui les ont menés ont voulu aller plus loin en envisageant de créer une entreprise. À l'origine du projet, il y a notamment le professeur Christian Hamel, qui est une référence européenne, voire mondiale en la matière, et le docteur Vasiliki Kalatzis."

L'un est directeur de recherche à l'Inserm et directeur fondateur de l'institut des neurosciences de Montpellier, l'autre est chargée de recherche dans ce même institut. Dans son modèle économique, Horama ne prévoit pas de commercialiser, à terme, un médicament. La biotech intervient plutôt en amont, apportant une expertise sur les tests cliniques effectués sur l'homme et sur des animaux, puis compte vendre en sous-licence à des sociétés de commercialisation.

 Une prochaine levée de fonds à 4 M€

"Nous intervenons juste après la recherche fondamentale, et avant la commercialisation, confirme Denis Cayet. Le travail d'Horama, c'est de faire des essais. Il nous faut trouver les bons animaux (souris, singes, mais surtout des chiens, NDLR) puis les patients qui correspondent, de manière à tester puis à démontrer l'efficacité de notre produit."

 Projet au long cours, Horama envisage un 1er chiffre d'affaires entre 2018 et 2020, et ne souhaite pas l'estimer. L'entreprise espère lever 4 M€ d'ici la fin d'année 2015 pour financer son activité jusque-là.

« Nous prévoyons également de travailler en collaboration avec un laboratoire en 2016, précise Denis Cayet. Celui-ci n'a pas encore été identifié ».

L'espoir d'Horama est de permettre à terme la mise sur le marché d'un médicament permettant d'endiguer la rétinite pigmentaire sur laquelle la société travaille.

"Les maladies sur lesquelles nous travaillons sont génétiques et peuvent être identifiées dès la naissance. Nous croyons pouvoir permettre la création d'un médicament qui, pris à l'enfance, empêchera le développement de la maladie, alors que plus de 5 millions de personnes sont atteintes de dystrophie rétinienne", conclut Denis Cayet.

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