Grande région : le Medef veut diviser par dix le nombre d'aides aux entreprises

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Laurent Boissonade (Medef LR) et Philippe Robardey (Medef MP)
Laurent Boissonade (Medef LR) et Philippe Robardey (Medef MP) (Crédits : Anthony Rey)
Lors d'une réunion commune, le 7 octobre à Lattes (34), les présidents des Medef Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées ont dévoilé leurs 10 priorités pour la grande région. Parmi elles, ils insistent sur la nécessité de rendre le système d'aides régionales plus efficient.

Respectivement présidents du Medef Languedoc-Roussillon et du Medef Midi-Pyrénées, Laurent Boissonade et Philippe Robardey ont présenté, le 7 octobre, les dix mesures prioritaires, selon l'organisation patronale, à mettre en œuvre pour le développement économique dans le cadre de la grande région.

Ces propositions incluent la construction d'un projet pour favoriser la performance en terme d'économie et d'emploi, un plan d'investissement dans les infrastructures, la mise en synergie des atouts des deux territoires, des actions pour stimuler l'esprit entrepreneurial, une stratégie d'appui aux entreprises, un effort de soutien pour la recherche et l'innovation, une priorité donnée à l'export, un soutien sectoriel (BTP, santé, développement durable, tourisme), et le renforcement de l'identité régionale.

Alléger le dispositif d'aides

Sur la stratégie d'appui aux entreprises, le Medef a dénombré plus d'un millier d'aides aux entreprises dans les deux régions, et propose de ramener ce nombre à "une centaine". L'organisation milite pour la création d'un portail web regroupant l'ensemble des dispositifs et une mise en cohérence des différents opérateurs impliqués sur le sujet.

"Il est acquis que l'écosystème territorial est un vecteur efficace de développement économique, mais il devra intégrer des indicateurs de performance tels que la maîtrise de la dépense publique et la réduction de la fiscalité pesant sur les entreprises, estime Laurent Boissonade. Le système d'aides est de qualité pour autant qu'il soit adapté aux besoins et à la taille des entreprises. Il faudra veiller à réduire cette boîte à outils qu'on nous présente toujours comme la panacée."

Consolider le capital-investissement

Sur la question des instruments de financement, Philippe Robardey a rappelé l'initiative en cours visant à créer un fonds commun aux deux sociétés de capital-investissement en Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, Soridec et Irdi. L'objectif serait de porter sa valorisation de 160 M€ actuellement à 500 M€, à terme.

"Ces deux fonds sont limités par la taille des dossiers qu'ils peuvent instruire, souligne-t-il. Ils ont réussi à susciter des partenariats public-privé, mais ils devront être renforcés par des nouvelles dotations ou des souscriptions par la Région, et par des levées de fonds auprès d'autres investisseurs institutionnels."

Le Languedoc-Roussillon compte 168 324 entreprises, et le Midi-Pyrénées 159 749. Le PIB dans la nouvelle région s'élèvera à 26 600 € par habitants (moyenne nationale : 27 700 €).

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a écrit le 15/10/2015 à 11:26 :
Ne faudrait-il pas surtout une cohérence entre le discours et les actes pour ceux qui sont restés silencieux face à une catastrophe économique annoncée, la DUP de l'A9.
Pour contribution au développement environnemental, social et économique des territoires, nous avons conceptualisé "L'ESPACE" pour projet démonstrateur, une audacieuse alternative sociétale à la DUP de l'A9 antédiluvienne, mortifère et financièrement irresponsable.
Notre alternative participe au développement environnemental, social et économique des territoires dans un esprit gagnant/gagnant intégrant écologie industrielle, préservation des ressources, investissement social, création de richesses, développement de technologies et services, création d’emplois là où la DUP de l'A9 fait l'impasse sur les préceptes cruciaux du Développement Durable, du SCoT ou du Grenelle Environnement entre autres. Négliger l'environnement prépare des crises sociétales sans solution.
Alors que VINCI Autoroutes renchérit sur son site que la DUP de l'A9 représente 15.000 emplois, que dire des annonces démagogues relayées aussi par la CCI de Montpellier prétendant la DUP de l'A9 crée des emplois que l'on sait temporaires là où elle a détruit des centaines d'emplois durables dont des exploitations agricoles. Que dire des entreprises qui menacent de délocaliser leurs activités affectées par la dégradation de l'environnement?

Alléger le dispositif d'aides restera mission impossible sans une grande considération de la préservation de l'environnement par une économie environnemental qui valorise les ressources locales.
Philippe Robardey devrait plutôt s'épancher sur un MORATOIRE DE LA DUP DE L'A9!

NON, IL N'EST PAS TROP TARD... JAMAIS trop tard pour sauver des vies.
N'était-ce pas prévisible quand nos responsables politiques restent passifs face à une catastrophe annoncée: "Sur le ruisseau du « Nègues Cats » le projet pourrait présenter un impact sensible sur les niveaux des eaux au droit de l’amont immédiat et provoquer dans ce secteur une extension de la zone inondable pour les crues centennales et exceptionnelles qui ne correspondra plus à la délimitation de la zone inondable figurant dans le Plan de Prévention du Risque Inondation de la commune de Montpellier." Extrait de l'enquête publique Loi sur L'Eau que nous sommes tous censés avoir lu pour débattre de la DUP de l'A9.M.

Le Préfet ne devrait-il pas considérer le réchauffement climatique avant d'autoriser une DUP de l'A9 en totale contradiction avec les préceptes du PNACC?
La préfecture de l'Hérault vient de reconsidérer la carte des risques majeurs liés aux inondations, notamment sur le littoral, en raison de l'application de nouvelles directives sur la prise en compte du réchauffement de la planète. Pérols au sud de Montpellier en première ligne, ce sont les activités et emplois de l'Aéroport de Montpellier qui sont directement menacés.

A quoi sert le MEDEF?
C'est pourtant facile de ne pas se tromper...! « Il existe une possibilité déplaisante que les dépenses de relance plus "générique", qui ne sont pas orientées vers l'environnement, METTENT EN DANGER LA DURABILITE. Investir dans le construction de route, par exemple, peut être un moyen vaguement correct de protéger l'emploi et de stimuler l'activité économique.
Mais cela ne générera pas de croissance verte. Au contraire, IL EST TOUT A FAIT POSSIBLE QUE DES DÉPENSES DE RELANCE COMPRENANT DES INVESTISSEMENTS DANS DES INFRASTRUCTURES A FORTE INTENSITÉ CARBONE NOUS EMPÊCHENT COMPLETEMENT D'ATTEINDRE PLUS TARD DES OBJECTIFS ENVIRONNEMENTAUX.» écrivait Tim Jackson
N'est-ce pas déjà une réalité que l'on ne veut pas voir sur Montpellier pour préserver des intérêts particuliers au détriment du développement durable...

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