Unesco : Les CCI du delta du Rhône unies derrière la candidature de Nîmes

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F. Guillotine (CCI Pays d'Arles), H. Douais (CCI de Nîmes), JP. Fournier (Ville de Nîmes), F. Mariani (CCI de Vaucluse), M. Bourgade (OT de Nîmes).
F. Guillotine (CCI Pays d'Arles), H. Douais (CCI de Nîmes), JP. Fournier (Ville de Nîmes), F. Mariani (CCI de Vaucluse), M. Bourgade (OT de Nîmes). (Crédits : Thomas Tedesco)
Les présidents des chambres consulaires de Vaucluse, d'Arles et de Nîmes ont intégré un réseau européen, baptisé Mirabila et portant les candidatures de sites Unesco.

La partie est loin d'être gagnée alors le monde économique joue groupé derrière la candidature de la Ville de Nîmes pour être classée au patrimoine mondiale de l'Unesco.

Les CCI de Vaucluse, du Pays d'Arles et de Nîmes ont annoncé, Vendredi 10 juin, leur adhésion à un réseau européen de chambre de commerces et de l'industrie baptisé Mirabila. Son objet : développer des produits touristiques culturels à partir des sites Unesco, qui mobilisent des offres complémentaires dans le territoire.

"Le centre-ville d'Arles est classé, tout comme le Palais de Papes d'Avignon. Nîmes mérite d'être également classé. Je soutiens cette candidature car être fort ensemble me paraît tout à fait primordial", défend Francis Guillot, président de la CCI du Pays d'Arles.

La confédération des CCI Rhodaniennes va, en outre, proposer aux collectivités, aux acteurs publics (tels que les Offices de tourisme), aux gestionnaires des grands sites touristiques et à French Tech Culture - à laquelle les 3 CCI ont adhéré - de travailler ensemble pour que le territoire devienne une destination encore plus visible en termes touristique.

Pour la Ville de Nîmes, le sénateur-maire Jean-Paul Fournier (LR) a rappelé que ce n'était pas sur le seul caractère remarquable du patrimoine nîmois que la Rome française était candidate au précieux label Unesco.

"C'est au titre de l'influence stylistique et urbanistique que les monuments antiques ont eu sur la ville que nous portons ce dossier car l'Unesco ne distingue plus des bâtiments isolés", a précisé le maire.

Nîmes aimerait que la France, qui présente chaque année deux candidats - l'un au titre du patrimoine naturel et l'autre du bâti -, choisissent le dossier nîmois en 2018. Or, la Ville le sait, il sera alors l'heure du centenaire de la fin de la Grande Guerre. Et un dossier franco-belge pourrait bien lui être préféré : celui concernant les sites funéraires et mémoriels de la 1ere Guerre Mondiale.

"Nous nous tenons prêts au cas où leur candidature ne serait pas complète, sinon, nous attendrons 2019", concède Jean-Paul Fournier. L'élu se veut par ailleurs optimiste sur une décision finale de l'organisation mondiale. Malgré le fait que l'Unesco, après avoir déjà bien gâté la France en termes de labellisation, fasse aujourd'hui la promotion de sites situés dans des pays émergents : "Nous ne devons pas être taxés parce que nous sommes riches de patrimoine", a plaidé le sénateur-maire.

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