17 nouveaux commissaires aux comptes

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(Crédits : DR)
Dix-sept nouveaux commissaires aux comptes, rattachés à la Compagnie régionale des commissaires aux comptes (CRCC) de Nîmes, prêtent serment le 21 juin. La cérémonie intervient dans un contexte de tensions, en raison d'une nouvelle règlementation communautaire que contestent les professionnels, selon la présidente de la CRCC, Aude Béziat.

Neuf femmes et huit hommes prêtent serment, le 21 juin à Nîmes, pour devenir officiellement commissaires aux comptes en Ardèche, dans le Gard et le Vaucluse. La CRCC de Nîmes confirme à cette occasion une tendance relevée depuis deux ans, avec notamment l'élection de sa présidente Aude Béziat, à la fois plus jeune élue et deuxième femme investie de cette mission dans la région : la féminisation croissante de la profession sur ce territoire.

La cérémonie se tient en présence de 300 professionnels, lors d'une audience solennelle de la Cour d'appel de Nîmes, sous la présidence de son premier président, Bernard Keime, et en présence du procureur Général, Michel Desplan. Elle intervient également dans un climat tendu, depuis l'entrée en application, Vendredi 17 juin, d'une réforme communautaire, censée améliorer les pratiques de l'audit en Europe.

La requête formulée par les commissaires aux comptes français - ne pas rajouter de  contraintes supplémentaires aux pratiques françaises déjà fortement encadrées à l'occasion d'une transposition des textes communautaires relatifs au contrôle financier légal des entreprises - n'a pas été réellement entendue, notamment pour les cabinets qui auditent des Entités d'Intérêts Publics (EIP : banques, assurances, sociétés cotées, etc.). Ce que regrette Aude Béziat.

"La réforme européenne qui avait aussi pour objectif de déconcentrer le marché de l'audit, risque au contraire d'accroître les disparités des pratiques entre cabinets qui certifient les comptes des EIP et les autres cabinets, notamment par la mise en place d'une rotation des cabinets sur les mandats, commente-t-elle. Or la force de notre profession provient du fait que les audits sont menés avec les mêmes diligences quelle que soit la taille des entreprises contrôlées. Nous souhaitons par ailleurs que les commissaires aux comptes puissent conserver leur liberté d'exercice et pratiquer dans n'importe quelle taille de cabinet."

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