Avant Vinisud, le CIVL détaille les forces du vignoble du Languedoc

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Jérôme Villaret et Xavier de Volontat du CIVL.
Jérôme Villaret et Xavier de Volontat du CIVL. (Crédits : PC)
Le Conseil interprofessionnel des vins du Languedoc (CIVL) a fait le point sur la conjoncture économique des AOC du Languedoc et des IGP Sud de France, le 13 février. L'occasion de revenir sur les perspectives favorables pour la filière, à quelques jours de l'ouverture du prochain salon Vinisud, le 18 février prochain.

Avec 169,9 M€ de chiffre d'affaires en 2017 sur le canal de la grande distribution (GD), le CIVL annonce une hausse constante du chiffre d'affaires sur quatre ans (+ 27 %). En 2017, les exportations atteignent un niveau record avec 207 M€ de CA, contre 142 M€ en 2012. Le résultat d'une stratégie de montée en gamme initiée depuis cinq ans, rappellent les responsables du CIVL.

Récolte 2017, de meilleures perspectives

Avec 1,2 M hectolitres, la récolte AOC de 2017 est 6 % en dessous de son seuil de 2016. Les IGP sont eux en phase avec la moyenne nationale, avec 22 % de pertes.

"Sur les AOC, c'est une bonne nouvelle, affirme Jérôme Villaret, délégué général du CIVL. Nous pouvons aller voir les négociants et alimenter un marché national en recul. Pour les IGP, nous avons des stocks importants dans lesquels il faudra puiser pour compenser. Être en mesure d'alimenter le marché sera un signal fort que nous enverrons à Vinisud. "

Une montée en gamme qui paye ?

Depuis 2012, le CIVL a voulu impulser une stratégie de montée en gamme afin d'attirer de nouveaux consommateurs et s'inscrire sur les cartes des restaurants. Si la présence sur les cartes a été multipliée par deux en dix ans, cette revalorisation de l'offre AOC serait toujours insuffisante pour attirer de jeunes vignerons.

"Le seuil est à 150 €/hl, on met les moyens dans le temps, sans précipitation, détaille le président du CIVL Xavier de Volontat. En-dessous de ce seuil (actuellement entre 129 et 142 € selon les appellations, NDLR), nous aurons du mal à installer de nouveaux agriculteurs."

En IGP et en AOC, le rosé progresse fortement (+ 50 % de croissance des ventes en cinq ans). Le vignoble de l'ex-Languedoc-Roussillon devient le premier producteur de vins rosés et représente 33 % de la production française et 10 % de la production mondiale.

Les marchés asiatiques et l'Amérique du nord tirent la croissance de l'export. La Chine a commandé pour 47,3 M€ de CA en 2017 et 42,9 M€ aux États-Unis.

En Europe, le Royaume-Uni reste le principal importateur de vins du Languedoc (21,6 M€ de CA), suivi de l'Allemagne et de la Belgique.

Des défis pour 2018

Pour Xavier de Volontat, la profession doit faire face à de nouveaux défis depuis cinq ans. Le président du CIVL prône la concertation sur les règles d'irrigation et sur les pratiques culturales à adopter dans un environnement de plus en plus sec et dans des perspectives plus durables.

En 2018, une vingtaine d'hectares du territoire, de Nîmes au Roussillon, serviront de terrain d'expérimentation pour des cépages résistants, issus de la recherche fondamentale de l'INRA. Sept variétés seront plantées cette année. Elles seront une douzaine dans deux ans.

Le budget du CIVL

Pour poursuivre ces résultats, Xavier de Volontat mise sur les synergies et un travail "imaginatif".

"Les cotisations de nos mandants ne devraient pas augmenter dans l'immédiat, mais si cette croissance continue sur deux ans, nous pourrons aller chercher des moyens supplémentaires."

Enfin, le CIVL annonce un budget communication de 3,7 M€, dont 1,7 M€ sur la France et 2 M€ pour l'export. Les subventions représentent 40 % de cette somme, soit presque 1 € investi pour 1 € de subvention.

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