L'UPE 30 fait la part belle aux entreprises familiales

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L'une des tables-rondes de Place à l'Entreprise, qui a attiré 1000 décideurs le 5 juillet au Mas Merlet de Nîmes
L'une des tables-rondes de Place à l'Entreprise, qui a attiré 1000 décideurs le 5 juillet au Mas Merlet de Nîmes (Crédits : Thomas Tedesco)
Artisans, PME et grands groupes ont apporté leur témoignage durant la grande soirée annuelle de l'UPE 30, Place à l'Entreprise. Elle a rassemblé, jeudi 5 juillet à Nîmes, un millier de chefs d'entreprises.

"Des valeurs, du respect et du collectif". Tel est l'adage qu'ont développé, chacune à leur manière, les entreprises familiales témoins de la soirée Place à l'Entreprise, organisé à Nîmes, jeudi 5 juillet, par l'UPE 30.

Devant un parterre de plus de 1 000 entrepreneurs et cadres dirigeants, les groupes Tissot (métiers de l'immobilier), Vergne Fromagerie (artisans fromagers affineurs), et Thomas Derichebourg, président de Derichebourg Environnement (Paris), grand témoin de la soirée, ont apporté leur témoignage sur leur manière d'appréhender le travail en famille.

La force du collectif

Chez les Tissot, chacun des quatre enfants de Pierre dirige une filiale correspondant à un métier différent dans le secteur du bâtiment : promotion, gestion immobilière, parking, électricité.

"Nous fonctionnons comme un collectif. Chacun est indépendant dans sa filiale mais nous discutons des opportunités communes chaque semaine", explique Pierre Tissot, président de la Holding Tissot (chiffre d'affaires : 80 M€).

"Nous laissons parler nos propres égos dans nos entreprises respectives pour nous mettre au service du groupe, de la même manière que le groupe se met à notre service", défend pour sa part Romain Tissot, gérant de Tissot Immobilier.

"Apprendre à s'aimer"

Fromager comme son père Stéphane, Vincent Vergne, qui exploite deux magasins en centre-ville de Nîmes a été désigné par le Gault et Millau parmi les dix meilleurs fromagers en France et a terminé trois fois finalistes du concours du Meilleur ouvrier de France.

"En entreprise, pour que cela marche, il faut apprendre à s'aimer. Aujourd'hui, nous témoignons avec mon fils mais rien n'aurait été possible sans mon épouse qui a été à mes côtés à mes débuts en 1977", témoigne le père.

"J'ai eu la chance de pouvoir suivre des formations à Aurillac ou encore en Savoie mais aussi de pouvoir suivre une école de commerce, ce qui m'a permis d'acquérir à l'école des connaissances que mon père a, lui, appris sur le tas", insiste Vincent.

En guise de conclusion, Thomas Derichebourg, président de la branche Derichebourg Environnement (7 000 salariés sur 40 000 que compte le groupe), a insisté sur la nécessité de rester extrêmement collaboratifs. "Conserver un esprit familial, c'est d'abord une question de management, car les salariés sont à l'image de leur patron", conclut-il.

À l'issue de la soirée, cinq prix ont été remis à des dirigeants pour leur dynamisme : Georges Beaugé, artisan serrurier, ancien président des Prud'hommes de Nîmes ; Marie Castanier-Ginac, créatrice d'Angulus Ridet, commerce nîmois de décoration d'intérieur ; Laurent Boissier, directeur sportif de Nîmes Olympique ; Alain Saud, dirigeant de SCE Events à Saint-Gilles ; et Jean-Loup Violet, dirigeant d'agence d'Enedis et président de FACE Gard.

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