"Sans transformation digitale, les entreprises mourront"

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Selon Orange, 50 % des entreprises françaises ont basculé sur le cloud
Selon Orange, 50 % des entreprises françaises ont basculé sur le cloud (Crédits : DR)
Près de 200 acteurs économiques et institutionnels ont assisté, le 18 novembre, à une conférence organisée par Orange Business Services à La Grande Motte (34) sur le concept d'entreprise digitale. L'opérateur dresse un constat relativement optimiste sur la vitesse de conversion des PME françaises.

Selon les estimations d'Orange (4 000 clients, entreprises et collectivités, en Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées), une entreprise française sur deux a déjà basculé une partie au moins de son activité ou de son organisation (call center, archivage, etc.) sur les solutions de type cloud. Mais selon Marc Le Pennec, directeur régional Entreprises et Collectivités, il ne s'agit là que d'un critère parmi tous ceux qui permettent d'évaluer l'efficacité de sa conversion numérique.

"Quatre grands types de ruptures technologiques témoignent du changement d'habitudes chez les consommateurs, relève-t-il. La mobilité, qui passe désormais par de nombreux devices; le cloud, qui change radicalement la façon d'accéder à l'information; le big data, car l'information est désormais disponible et exploitable, partout; et le social media, car les consommateurs agissent en réseau et interagissent avec leurs fournisseurs. Pour les entreprises, l'enjeu est donc de gérer les clients différemment. Il faut créer de nouveaux business models, de nouveaux services."

Dans un contexte de concurrence accrue, de par l'émergence de nouveaux acteurs (Uber pour les taxis, Booking pour les hôtels, etc.), les outils de numérisation permettent notamment d'accélérer les processus de décision et d'améliorer la productivité "pour garder les clients dans l'entreprise" : solution de communication unifiée rassemblant voix, vidéo, ou partages de documents ; plate-forme à distance pouvant être implémentée au réseau existant de l'entreprise...

"La France n'est pas forcément en retard, poursuit Marc Le Pennec. Il n'y a pas, en Europe, de pays partis plus tôt que nous. Mais les entreprises qui ne prendront pas ce virage vont mourir, y compris sur des activités industrielles ou standard. C'est désormais le client qui décide comment il veut s'adresser à son fournisseur, en se rendant ou pas en magasin, etc."

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