Gilets jaunes : effet domino dans les zones commerciales

La présence de barrages filtrants, dans les grandes zones commerciales de la région, génère un effet domino dans l’accès à l’offre mais aussi dans la chaîne d’approvisionnement logistique. Selon les derniers relevés, la perte de chiffre d’affaires peut atteindre jusqu’à 50 %.
(Crédits : Benoit Tessier)

Selon la CCI Hérault, les blocages installés en entrées de zones commerciales, en amont ou pendant le 3e week-end d'action des gilets jaunes, pénalisent l'ensemble des commerces (alimentaires et non alimentaires) présents sur place, au-delà des centres commerciaux. C'est le cas notamment dans la zone de Carrefour à Balaruc-le-Vieux, la plus vaste du bassin de Thau, ou encore de la zone La Méridienne à Béziers.

En plus de l'accès à l'offre commerciale, les barrages filtrants installés autour des centrales d'achat affectent aussi la desserte logistique à des kilomètres à la ronde selon le nombre de magasins couverts : plus de 200 pour la plate-forme d'Intermarché à Villeneuve-lès-Béziers (66 000 m2) et plus de 100 pour celle de Système U de Clermont-l'Hérault.

« L'impact se fait ressentir depuis les petits magasins présents dans l'arrière-pays jusqu'aux hypermarchés des grandes villes, au regard du rayonnement ces grandes plates-formes qui font de 50 000 à 60 000 m2 en moyenne », insiste la CCI 34.

Une activité parfois amputée de moitié

Dans l'ex-Languedoc-Roussillon, selon les derniers relevés des chambres de commerce, la perte de chiffre d'affaires varie autour de 35 %, dans le Gard et les Pyrénées-Orientales notamment. Entre 60 et 70 % des entreprises sondées accusent une baisse de fréquentation. À Montpellier, le centre commercial Odysseum (12 millions de visiteurs annuels) affichait de 50 à 60 % de passage en moins sur le week-end.

Globalement, les secteurs touchés se retrouvent aussi bien dans le commerce, que l'industrie, la construction, ou les services . « Nous accusons une baisse de chiffre d'affaires de 50 % et nous faisons face à une problématique pour que les salariés arrivent à l'heure et puissent rentrer chez eux, en raison d'un temps de trajet doublé, voire triplé », indique le gérant d'un réseau de quatre boutiques de téléphonie, à Montpellier, contacté par le Medef Montpellier Sète Centre-Hérault. Même perte de CA annoncée pour le dirigeant de quatre magasins d'articles de sport.

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Commentaires 2
à écrit le 04/12/2018 à 9:07
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"Vous avez le droit de faire grève mais maintenant faut arrêter !" Alors que rien n'est gagné... On voit les ficèles les gars. -_-

à écrit le 03/12/2018 à 19:13
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Il faut qu'ils s'adaptent, c'est la décroissance, l'industrie 4.0, l'IA, la robolution, plus de travail même pour des professions à haut revenue, à mesure que les francais s'appauvrissent ils n'auront de toute façon plus de clients. Les ultra rich...

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