Les Ambassadeurs des P-O réclament plus de souplesse dans l'action économique

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H. Malherbe (CD66), JM. Pujol (Perpignan Méditerranée), C. Delga (Région), L. Gauze (PMI)
H. Malherbe (CD66), JM. Pujol (Perpignan Méditerranée), C. Delga (Région), L. Gauze (PMI) (Crédits : Imedia)
La 3e soirée des Ambassadeurs économiques des Pyrénées-Orientales s’est tenue le 13 décembre au Port Barcarès, en présence de la présidente de Région Carole Delga. Après les témoignages de 9 PME emblématiques de l’économie locale, les débats ont porté sur les moyens d'exploiter plus efficacement les atouts du territoire.

Mise en place en 2015 par l'agence de développement économique des Pyrénées-Orientales, Pyrénées Méditerranée Invest (PMI), cette soirée met à l'honneur les acteurs économiques du territoire catalan, en montrant l'excellence et les réussites à travers des témoignages d'acteurs qui font rayonner le département hors des frontières.

Exporter l'image du territoire

Pour cette nouvelle édition, trois thématiques économiques étaient mises en avant : la culture, la gastronomie et le sport. « Ces trois catégories représentent un enjeu majeur pour notre territoire mais également pour l'exportation et l'image de notre territoire à l'international », indique-t-on au sein de PMI. Ainsi, neuf acteurs évoluant dans les thématiques sélectionnées se sont succédés sur scène afin de témoigner de leur expérience.

D'une part, Alexander Vert (Ensemble Flashback - collectif d'artistes créateurs d'interfaces intéractives permettant de dématérialiser les instruments de musique), Florence Delseny Sobra (Alfmed - école supérieure de langues),  Gilles Desaphy (Grenat de Perpignan, indication géographique obtenue cette année pour protéger la fabrication ancestrale des bijoux perpignanais), ont évoqué les enjeux culturels du territoire.

D'autre part, Olivier Bajard (école internationale de pâtisserie), Paul  Pairet (Ultraviolet, restaurant triple étoilé installé à Shanghai), Philippe Bourrier (CIVR), Lionel Lavail (Domaines Cazes), ont représenté la gastronomie, tandis que Aude Reygade (CNEA Font-Romeu), Cécile Hernandez (Athlète), Bernard Guasch (Dragons Catalans), ont évoqué le potentiel de la filière sport.

« Mettre en musique nos atouts »

L'ensemble des acteurs présents ont partagé un constat : le territoire catalan, au-delà de la qualité de vie qu'il offre, est bien armé dans plusieurs domaines : nautisme, agroalimentaire, agriculture, tourisme, énergies renouvelables, nouvelles technologies, etc. Ces atouts, qui « génèrent et attirent de l'économie », ne seraient pas assez mis en avant aux niveaux local, national et international.

« Notre territoire possède de nombreux atouts qu'il faudrait aujourd'hui mieux mettre en musique, mieux sortir, et financer davantage », constate Laurent Gauze, président de PMI.

« Le Pays catalan a beaucoup d'atouts, il n'en n'a pas trop. Ce qu'il faut savoir, c'est être lucide sur les atouts et les faiblesses. Connaître ses faiblesses permet de progresser, se mettre ensemble et travailler collectivement », ajoute Carole Delga.

Pour sa part, Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan et président de Perpignan Méditerranée Métropole (PMM), a pointé les lenteurs et complications administratives qui freinent souvent les projets de développement.

« Les chefs d'entreprises ont besoin d'une réactivité très forte, or les règlementations pèsent aujourd'hui sur les actions économiques. L'agence de développement économique a un rôle de facilitateur et d'accélérateur. Récemment, un chef d'entreprise m'a fait remarquer que pour avoir des autorisations d'installation d'un parc éoliens il faut compter 8 mois en Chine, 12 mois aux États-Unis et 8 ans en France », estime Jean-Marc Pujol.

Un constat que partage Carole Delga qui évoque les projets de fermes d'éoliennes flottantes au large de Gruissan et Barcarès, dont la « réalisation commerciale pourrait prendre 10 ans », en raison des récentes décisions prises du gouvernement dans le cadre de la Programmation pluriannuelle de l'énergie.

« Nous ne pouvons pas prétendre développer un pays en ayant constamment des entraves. Il faut libérer les énergies du territoire », conclut Carole Gelga qui a demandé un rendez-vous à Emmanuel Macron pour faire avancer le dossier sur les fermes commerciales offshore.

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