French Tech : Montpellier, Perpignan et le Gard labellisés

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Les responsables et entrepreneurs des Capitales French Tech, aux côtés de Kat Borlongan (directrice de la mission French Tech); le 3 avril à Paris
Les responsables et entrepreneurs des Capitales French Tech, aux côtés de Kat Borlongan (directrice de la mission French Tech); le 3 avril à Paris (Crédits : Gezelin Gree - MINEFI)
La Mission French Tech a révélé, le 3 avril, les nouvelles labellisations French Tech. Montpellier figure bien parmi les 13 nouvelles Capitales porteuses du label, tandis que Perpignan et l'écosystème gardois, de Nîmes à Alès, sont admis parmi les 38 premières Communautés.

Les tant attendus résultats de la French Tech revue et corrigée ont été révélés, le 3 avril à Paris, par la Mission éponyme. Montpellier figure parmi les 13 Capitales French Tech labellisées : cette nouvelle dénomination désigne les écosystèmes formés par les start-ups et entreprises innovantes en forte croissance, appelés à déployer les programmes nationaux fixés par la Mission.

Naissance de la French Tech Méditerranée

À la différence des précédentes labellisations French Tech - dont la première date de 2014 - qui étaient adossées à des Métropoles, les Capitales French Tech sont désormais portées par des associations d'entrepreneurs. La gouvernance de chacune d'entre elles doit être composée d'au moins 75 % d'entrepreneurs.

À Montpellier, qui utilisera désormais le nom de "French Tech Méditerranée", Frédéric Salles, CEO de Matooma, a pris la tête du board ainsi constitué, aux côtés de sept autres startuppeurs, dirigeants de Pradeo, IoTerop, Soledge, Numalis, Il était un Fruit... Montpellier Méditerranée Métropole continue à être associée à la démarche.

"Je tiens à féliciter l'ensemble des entrepreneurs et acteurs qui ont pris part à cette candidature et je salue le travail conjoint qui a été mené avec tout l'écosytème local pour faire de notre territoire une place incontournable de l'innovation. Ce label, c'est la récompense du travail effectué depuis la première labellisation de 2014. Aujourd'hui, l'obtention du label Capitale French Tech permet à la Métropole de Montpellier et au pôle métropolitain de confirmer sa capacité à favoriser la création de start-ups, et leur permettre de se développer pour atteindre une envergure internationale", réagit Philippe Saurel, maire et président de la Métropole de Montpellier, dans un communiqué.

Le dossier montpelliérain avait recueilli 150 lettres de soutien à sa candidature, signées par des start-ups mais aussi de grands groupes partenaires de la démarche (IBM, Dell, Orange, EDF, etc.). Selon la feuille de route précédemment présentée par Frédéric Salles, la French Tech Méditerranée associera l'écosystème nîmois (voir ci-dessous) mais aussi huit Agglos voisines (Béziers, Sète, Pic-Saint-Loup, Pays de l'Or, Lunel, Nîmes, Alès, Millau), selon des modalités qui seront précisées lors d'un point presse prévu le 4 avril.

Le Gard et Perpignan entrent dans la danse

Par ailleurs, l'écosystème des entreprises gardoises, d'Alès jusqu'à Nîmes, obtient pour sa part sa première labellisation de Communauté French Tech, sur les 38 désignées en France par la Mission. Ces structures rassemblent elles aussi les start-ups, investisseurs, et autres partenaires de l'écosystème innovant local, qui vont déployer au niveau local les objectifs de la French Tech.

Pour le Gard, le "board" qui portait le dossier de candidature, composé lui aussi d'une majorité d'entrepreneurs, est emmené par Fabien Ramperez et Benjamin Néel, dirigeants respectivement de Appliserv et LabOxy. Il avait recueilli le soutien de 85 grandes entreprises, PME innovantes et start-ups locales.

"Le travail effectué pour la Communauté French Tech nous a aidés pour réunir l'ensemble des acteurs économiques gardois autour d'un projet commun, car la plupart d'autres nous, chefs d'entreprises, participent aussi à ces structures, telles que GarDigital, Open Tourisme Lab, Alès Myriapolis, etc. Un premier travail collaboratif nous a permis de constituer le dossier. Un deuxième travail de ce type a été fait avec Frédéric Salles pour réfléchir et porter le dossier de Capitale French Tech : nous avons réussi là aussi, à créer une vraie dynamique régionale allant de Sète à Alès", réagit Fabien Ramperez, interrogé par La Tribune.

Parmi les pistes d'évolution évoquées par Fabien Ramperez : la transformation du board en association effective, ou bien en fédération associant les autres structures évoquées ci-dessus. Mais aussi de possibles collaborations avec d'autres Communautés voisines, telles qu'Avignon ou la Provence.

De son côté, l'écosystème de Perpignan décroche lui aussi, au terme d'un travail de structuration entamé de longue date, la 2e labellisation Communauté French Tech attribuée dans l'ex-LR. Le board local (coiffant 54 entreprises) est emmené par Emmanuel Stern (ex-fondateur de VeryChic, actuel patron de la Villa Duflot), dans une collaboration étroite avec l'agence économique Pyrénées Méditerranée Invest (PMI).

"Il y a eu un long travail d'image, d'ambition, de cohérence à mener pour arriver à cette labellisation, une belle reconnaissance de la qualité économique du département des Pyrénées-Orientales. C'était le rôle de l'agence de le mettre en route, et il revient aujourd'hui aux entrepreneurs de s'en emparer et de faire vivre l'excellence. Notre objectif reste de fédérer les entreprises du territoire, de les sédentariser et de développer l'emploi", commente Laurent Gauze, président de PMI.

Sur le plan national, ce sont pas moins de 2 000 entrepreneurs qui se sont engagés pour cette nouvelle salve de labellisations.

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