UPE 30 : le recrutement au cœur de Place à l’entreprise

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G. Mollaret (animateur), aux côtés d'O. Giorgiucci (président de l'UPE 30)
G. Mollaret (animateur), aux côtés d'O. Giorgiucci (président de l'UPE 30) (Crédits : UPE 30)
L’événement, organisé le 3 juillet à Nîmes, comme chaque année, a rassemblé un millier de décideurs venus débattre sur la fructification du capital humain.

"Aujourd'hui, c'est le candidat qui choisit l'entreprise. Cela peut surprendre ou bousculer certains d'entre nous, mais c'est la réalité."

Avec l'esprit de synthèse qui le caractérise, Dominique Seau, P-dg du Groupe Eminence, leader du sous-vêtement masculin installé à Aimargues, a résumé d'une phrase l'un des freins à l'embauche rencontré par de nombreux chefs d'entreprises dans le département du Gard, lors de la 7e édition de Place à l'entreprise organisée par l'UPE 30, mercredi 3 juillet.

Engagé autour du thème "Capital humain : investissez !", cet événement a permis, lors des tables-rondes de l'après-midi et de la conférence plénière de clôture, de confronter les situations délicates mais aussi de partager les bonnes pratiques liées à l'embauche, la formation, et le bien-être au travail.

Olivier Giorgiucci, président de l'UPE 30, avait en préambule de la manifestation déploré que le premier frein à l'emploi soit "le manque de candidats" avant de regretter la décision du gouvernement d'appliquer un malus sur les contrats-courts, notamment dans la restauration. "Dans les zones où l'activité est saisonnière, cette mesure est encore plus injuste", a-t-il en substance commenté.

Dialogues constructifs

Lors d'un atelier intitulé "Du dialogue social au progrès social", Denis Martin, ancien membre du comité directeur du groupe PSA, a expliqué comment de situations industriellement difficiles et de conflits avait "émergé un progrès social lié à un dialogue constructif avec les partenaires sociaux".

De son côté, Frédéric Deniau, DRH du Groupe Salins (Aigues-Mortes) a détaillé comment la responsabilisation des managers au sein de l'entreprise avait permis de réinstaurer un dialogue avec la hiérarchie, une méthode qui permet aujourd'hui au site gardois producteur du sel La Baleine d'être plus productif ; tandis que Léa Nguema, DRH de Royal Canin (Aimargues), a exposé l'approche de dialogue permanent mis en place de longue date au sein de l'entreprise. Une politique qui contribue depuis de nombreuses années au référencement de cette filiale du groupe Mars en haut du classement Great Place to Work.

Adapter l'outil de travail

Lors de la conférence plénière à laquelle participait notamment Alexandre Saubot, président de la nouvelle OPCO 2I, est revenu "l'importance pour les entreprises à anticiper sur les besoins en compétences qui leur permettront de répondre aux marchés de demain". De son côté, Jérémy Lugagne, directeur général délégué de Bastide Médical, est revenu l'importance d'un outil de travail "adapté au bien-être des collaborateurs".

Employant aujourd'hui 500 personnes dans le Gard (2 500 pour le groupe) dont 400 au siège, Bastide Médical, prestataire de santé à domicile, souhaite déménager de ses locaux actuels de Caissargues pour construire un ensemble plus conforme à sa taille actuel. Le futur siège pourrait ainsi accueillir à terme quelque 700 personnes. L'entreprise prospecte actuellement pour trouver un terrain dans une zone comprise entre Gallargues et Avignon.

"Il y a une trentaine d'années, Eminence est partie de Nîmes pour Aimargues à cause d'un manque de foncier disponible alors que le maire du village de Petite Camargue a, lui, fait le nécessaire pour accueillir l'entreprise à l'époque", a rappelé, en contre-point, Dominique Seau.

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