Le groupe Cap Santé ouvre sa nouvelle clinique, baptisée Saint-Jean Sud de France

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La nouvelle clinique Saint-Jean Sud de France du groupe Cap Santé a ouvert ses portes le 20 août 2020, dans une commune limitrophe de Montpellier.
La nouvelle clinique Saint-Jean Sud de France du groupe Cap Santé a ouvert ses portes le 20 août 2020, dans une commune limitrophe de Montpellier. (Crédits : Bruno Bonizec)
C’est un vaste vaisseau médical de 34 000 m2 qui a ouvert le 20 août à côté de Montpellier. La clinique Saint-Jean, établissement du groupe Cap Santé, quitte le centre-ville pour une commune limitrophe. Un projet à 100 M€, fonctionnel et connecté.

Il y avait la clinique Saint-Jean 1, en plein centre de Montpellier. Voilà la clinique Saint-Jean 2. Ou plutôt, désormais, la clinique Saint-Jean Sud de France. Le 20 août, le groupe héraultais Cap Santé, présidé par Lamine Gharbi (également président de la Fédération de l'hospitalisation privée), a officiellement ouvert son nouvel établissement de santé, construit à la sortie de l'autoroute A709, à Saint-Jean-de-Védas, commune limitrophe de Montpellier. L'ancien site cesse son activité le 21 août à 18h. Cédé au groupe Bouygues Immobilier, il accueillera une résidence d'une centaine de logements.

Le un vaste paquebot blanc de 34 000 m2 (dessiné par le cabinet A+ Architecture) comprend deux bâtiments : la clinique (26 000 m2) et le pôle de consultation santé (8 000 m2), les deux étant reliés par une passerelle aérienne de 21 mètres.

« Ce n'est pas une clinique pour riches »

Ce projet, ancien d'une dizaine d'années, aura nécessité trois ans de travaux (les fondations ont été posées début 2018) réalisés par 110 entreprises, avec jusqu'à 225 personnes sur le chantier.  Soit un investissement global de 100 M€. Livrable initialement en juin 2020, il aura subi un léger retard dû à la crise sanitaire du Covid-19.

« Nous avons souhaité adjoindre l'appellation "Sud de France" (marque ombrelle utilisée par la Région Occitanie, NDLR), avec l'accord de la présidente de Région Carole Delga, pour marquer le territoire régional, explique Lamine Gharbi. Le groupe a été créé il y a 30 ans à Pézenas (la clinique Saint-Jean avait été rachetée en 2011 par Cap Santé, NDLR) et je suis attaché aux territoires détachés et à l'ancrage territorial. Notre volonté est de soigner tout le monde, ce n'est pas une clinique pour riches ! »

Doubler l'activité

Le premier patient, un enfant de 8 ans, s'est présenté aux urgences de la clinique en début d'après-midi du 20 août. L'ancienne clinique accueillait chaque année 22 000 passages aux urgences, 9 500 enfants au pédiapôle (la spécialité de l'établissement), 26 000 patients en hospitalisation et 17 000 en ambulatoire.

La nouvelle clinique dispose, elle, de 257 lits fonctionnels et 26 salles d'opérations, travaille avec 200 médecins et chirurgiens libéraux dans 40 spécialités. Soit une capacité de « 300 à 350 patients par jour pris en charge », précise Lamine Gharbi.

« Notre objectif est de doubler l'activité, y compris sur l'ambulatoire, et même d'aller au-delà sur les urgences en montant à 50 000 passages, annonce le président du groupe. Nous aurons la possibilité de monter à 400 lits si besoin. »

De son côté, Laurent Ramon énumère les nouveautés : « Nous avons désormais toutes les spécialités sur place comme la dermatologie, l'endocrinologie, la médecine du sport, ou les urgences mains H24. Le plateau du 3e étage accueillera la dialyse dès octobre, les soins critiques et le cardio-médical. Quant au service ambulatoire, il propose des chambres classiques et non des boxes ».

La clinique a développé un dispositif de GPS patients qui sera opérationnel début septembre : « Chaque patient aura un bracelet permettant de savoir où il est - en bloc opératoie, en salle de réveil, etc. - et si un patient se trouve plus de 15 minutes là où il ne devrait pas être, le système nous alertera », explique le directeur général.

Un amphithéâtre connecté

Mais l'une des grandes satisfactions des deux dirigeants, c'est l'amphithéâtre connecté de 160 places, bâtiment en forme d'œuf installé sur le parvis de la clinique, dédié à l'innovation médicale et aux chirurgies en direct.

« Il sera connecté à nos blocs opératoires et permettra de contribuer encore plus à la transmission des savoirs, détaille Laurent Ramon. Nous voulons redonner aux médecins la fibre de la pédagogie et de la transmission. Ce lieu servira aussi à la formation continue de nos chirurgiens et de nos personnels, à notre activité de recherche, et il sera mis gratuitement à disposition d'autres établissements de santé, par exemple le CHU de Montpellier, pour toute manifestation médicale. »

Quant au pôle de consultation santé, accueillant 37 cabinets et 113 médecins, il ouvrira le 31 août.

« On y trouvera les spécialités chirurgicales et médicales classiques, mais suivant une répartition avec les autres cliniques, on n'y trouvera pas de chirurgie intracrânienne, de chirurgie cardiaque ou de maternité, précise Laurent Ramon. Environ 10 % des patients du pôle vont ensuite à la clinique. »

Du potentiel pour agrandir

Le site dispose encore de potentiel : un 4e étage aménageable et 2,5 ha de terrains disponibles qui, à terme, pourraient accueillir un autre pôle médical, un EHPAD ou un établissement de soins de suite et réadaptation (SSR). Aujourd'hui, 500 personnes travaillent sur le nouveau site de la clinique Saint-Jean, qui pourra employer 1 000 personnes en fonctionnement optimal. Mais Lamine Gharbi se déclare « prudent ».

« Nous sommes passés de 8 000 à 34 000 m2 donc nous avons procédé au recrutement d'une cinquantaine de personnes pour l'entretien des locaux mais nous réaliserons de nouvelles embauches en fonction du niveau d'activité. Nous estimons qu'il faudra une année de rodage. Pour doubler l'activité comme nous voulons le faire, évidemment des médecins vont arriver, notamment des chirurgiens dans les trois ans. »

Le groupe Cap Santé compte compte 18 établissements en Occitanie (15 dans l'Hérault, 2 dans l'Aude et 1 dans le Gard) dont 5 cliniques, un service d'hospitalisation à domicile, des établissements SSR, des EHPAD, une crèche, ainsi que des sociétés d'ambulances et un service de télémédecine. Il emploie 1 600 salariés et travaille avec 300 médecins, compte 900 lits et places, pour un total de 120 000 patients pris en charge par an. Il réalise un chiffre d'affaires de 100 M€.

« Le groupe Cap Santé s'est construit de manière empirique, avec une logique de travailler en réseau et en filière sur un territoire, conclut Lamine Gharbi. Dans cinq ans, si des opportunités régionales de rachats se présentent, nous les regarderons mais aujourd'hui, je n'ai pas de cible. »

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