Bertrand Barascud, directeur général d'Amétis, se lance dans le vin

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Le domaine est planté 100 % en bio et en biodynamie
Le domaine est planté 100 % en bio et en biodynamie (Crédits : Château La Roque)
Le DG de l'opérateur immobilier montpelliérain vient d’officialiser l'acquisition du Château La Roque, en Pic Saint-Loup, conclue l'été dernier avec l'appui de la Safer LR. Un projet œnotouristique ambitieux y sera créé d'ici cinq ans.

Bertrand Barascud, le directeur général du groupe immobilier Amétis, annonce à Objectif Languedoc-Roussillon qu'il a fait, à titre personnel, l'acquisition du Château Laroque, à Fontanès (34), aux portes de Montpellier. L'opération, conclue cet été avec le concours de l'agence Les Chemins du Sud et de la Safer Languedoc-Roussillon pour l'appui technique, porte sur un domaine situé en Pic Saint-Loup, d'une surface de 78 ha, dont 32 ha de vignes.

Planté exclusivement en bio et biodynamie, le Château Laroque produit 150 000 cols par an. Les ventes se répartissent entre l'export (40 %, aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Belgique principalement), la grande distribution (10 %) et l'activité réalisée au caveau ou avec les caves et restaurants (50 %).

"Le domaine était la propriété d'un entrepreneur belge, très occupé par ses affaires à Bruxelles, et donc assez peu présent, raconte Bertrand Barascud. Étant donné que je m'intéresse au monde viticole depuis plusieurs années, je cherchais un domaine à reprendre pour l'épauler, pour l'aider à évoluer qualitativement dans tous les secteurs, et pour préserver ce paysage."

Saut qualitatif

L'investissement ("d'un montant de plusieurs millions d'euros, et autant pour l'investissement sur les machines, qui n'avait pas été fait", selon Bertrand Barascud) portera d'abord sur les améliorations nécessaires à cette montée en gamme : renforcement des équipes (6 salariés), replantation de 4 ha, achats pour booster la mise en cuve et la chaîne du froid, passage à un modèle de vendanges faites 100 % à la main d'ici 2016, etc. De même, le caveau sera rénové dès cette année, avant d'être reconstruit en totalité d'ici trois ans.

Dans un second temps, Bertrand Barascud veut déclasser 2 ha de ce domaine pour y développer un projet œnotouristique ("afin de démocratiser l'accès au domaine") dans les cinq ans à venir. La démarche se traduirait par l'installation de chevaux de trait sur une partie des vignes, la construction d'une ferme ou encore l'implantation d'un circuit pédestre. À terme, le DG d'Amétis prévoit également de développer un projet hôtelier "avec des habitations tendance" (habitat dispersé sur le domaine, maisons dans les arbres...).

À noter que Bertrand Barascud souhaite intégrer à ce parcours œnologique les Tours de Salles, un vestige de village wisigoth situé à proximité, sur un terrain appartenant au Conseil départemental de l'Hérault. Des négociations ont déjà démarré sur ce point.

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