Naissance d’AgroTIC, nouvelle chaire d’entreprises dédiée à l’agriculture numérique

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Les locaux de Montpellier SupAgro
Les locaux de Montpellier SupAgro (Crédits : Montpellier SupAgro)
Les trois institutions Montpellier SupAgro, Bordeaux Sciences Agro et l’Irstea se sont associées pour créer AgroTic, une chaire dédiée à l’agriculture numérique réunissant, par le biais du mécénat, 23 entreprises du secteur agricole. Son lancement s’est déroulé le 16 novembre, à Montpellier.

« L'objectif principal de la chaire AgroTIC est de créer du lien entre formation, recherche et entreprises sur l'agriculture numérique », annonce Bruno Tisseyre, professeur de Montpellier SupAgro et co-titulaire de la chaire avec Christian Germain, professeur à Bordeaux Sciences Agro, le 16 novembre, à Montpellier.

23 entreprises impliquées

Les deux établissements d'enseignement supérieur se sont associés avec l'Irstea (Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture) pour créer cette chaire qui réunit sous forme de mécénat 23 entreprises (dont le groupe Arterris, BASF, Fruition Sciences, ITK, SMAG ou encore la Chambre d'agriculture de l'Hérault) pour un budget de 500 000 €.

« À l'échelle de trois ans, la chaire AgroTIC déploiera dix actions  », précise Christian Germain.

Parmi ces actions figurent des séminaires, le challenge Innov'Agro et l'Observatoire des usages de l'agriculture de précision qui produira un état des lieux annuel de « l'adoption des solutions numériques par l'agriculture française dans ses différentes filières et métiers ».

"Une chaire atypique"

« Cette chaire est assez atypique et exemplaire au sens où elle regroupe un consortium d'entreprises dont des PME et des start-ups, déclare Anne-Lucie Wack, directrice de Montpellier SupAgro. Aujourd'hui, il existe plus de 400 chaires dans les établissements d'enseignement supérieur de France et la quasi totalité d'entre elles sont composées d'une seule grande entreprise. »

L'agro-écologie sera l'un des axes de recherche et de formation qui sera valorisé dans cette chaire.

« L'un des aspects qui nous intéresse est de montrer que ce n'est pas uniquement en mettant des chevaux dans une parcelle que l'on fait de l'agriculture propre, lance Olivier Lavialle, directeur de Bordeaux Sciences Agro. On doit également démontrer l'enjeu du numérique sur ce sujet. »

Un nouveau projet de 9,9 M€

AgroTIC pourra également s'appuyer sur un nouveau dispositif, l'Institution des convergences en agriculture numérique, qui sera localisé à Montpellier.

« Nous avons été sélectionnés lors d'un appel d'offres dans le cadre du programme d'investissements d'avenir (PIA) pour lancer ce projet qui démarrera en 2017 pour sept ans avec un budget de 9,9 M€, annonce Véronique Bellon-Maurel, directrice du département Ecotechnologie d'Irstea. Plus de 17 partenaires y participent dans l'objectif de favoriser le développement de l'agriculture numérique en France et dans les pays du Sud. »

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