La chocolaterie Malakoff & Cie prépare une franchise

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Dans le cadre d'un contrat AgroViti Stratégique, la PME a perçu une avance remboursable de 234 000 € de la Région suite aux nombreux investissements déjà réalisés en Lozère.
Dans le cadre d'un contrat AgroViti Stratégique, la PME a perçu une avance remboursable de 234 000 € de la Région suite aux nombreux investissements déjà réalisés en Lozère. (Crédits : Sabrina Khenfer)
Après 1,2 M€ engagés pour son installation en Lozère, en 2017, le chocolatier alésien Malakoff & Cie poursuit ses investissements afin de quadrupler sa production annuelle. L’ouverture de trois nouvelles boutiques servira, en outre, de tremplin au développement, d’ici deux ans, d’une franchise Malakoff 1855.

Il y a moins d'un an, en juin 2017, que l'entreprise Malakoff & Cie, fabricante de chocolats et leader européenne dans le domaine de la pâte à tartiner, a quitté Saint-Christol-Lez-Alès (30) pour installer son usine à Banassac-Canilhac (48), près de La Canourgue. Un investissement global de 1,2 M€ comprenant notamment la rénovation de l'ancienne Bergerie de Lozère, pour des locaux plus étendus : un laboratoire de fabrication de 300 m², accolé à un magasin d'usine et un espace salon de thé de 160 m².

« Et le 31 mai nous allons inaugurer un couloir de visite de 25 mètres de long, explique Romain Chollier, gérant de l'entreprise. Il va permettre aux visiteurs de voir en transparence nos opérateurs en production. »

L'investissement a également permis une augmentation de la masse salariale, actuellement de sept personnes, jusqu'à douze salariés lors des périodes de forte activité. 50 % du chiffre d'affaire de l'entreprise (près d'1 M€ prévu cette année, contre 600 000 € en 2017) est réalisé entre septembre et fin décembre. « L'objectif est aujourd'hui de consolider notre équipe en embauchant deux ou trois nouveaux collaborateurs », annonce Romain Chollier.

Multiplier les volumes

Un soutien nécessaire lié notamment à l'achat de nouvelles machines de production : « Elles seront entièrement installées d'ici juin, poursuit Romain Chollier. Grâce à elles, nous allons passer d'une cadence de fabrication de 4000 barres chocolatées par jour à plus de 10 000, et de cent pots de pâte à tartiner par heure à 500. L'enjeu à court terme sera de maîtriser ces nouvelles machines d'ici le prochain pic de production qui aura lieu en septembre. »

En effet, la préoccupation première de Malakoff & Cie aujourd'hui n'est pas de trouver de nouveaux clients, mais bien d'assurer dans les temps et de manière qualitative, ses nombreuses commandes.

« Depuis le début de l'aventure, en 2011, nous avons chaque mois trois à cinq nouveaux clients, soit plus de 300 aujourd'hui, sans jamais avoir eu à les chercher. Il y a même certains gros prospects à qui nous n'étions pas en capacité de répondre à l'époque et avec qui nous allons finalement pouvoir travailler. Concrètement aujourd'hui nous avons cinq ou six contacts qui vont nous faire multiplier par quatre nos volumes annuels. »

Vers une franchise Malakoff 1855

Si 80 % du chiffre d'affaire de Malakoff & Cie émanent actuellement de la vente de ses produits auprès de professionnels, revendeurs et épiceries fines, 20% sont issus de ses trois magasins situés à Banassac-Canilhac, La Canourgue et Alès, et de son site internet.

Un débouché que Romain Chollier envisage de développer avec l'ouverture, d'ici un an, de trois nouvelles boutiques à Montpellier, Nîmes, Avignon ou Arles. L'objectif ? Lancer dans les deux prochaines années le concept Malakoff 1855 en franchise.

« Nous proposons déjà trois formats, à la fois différents et complémentaires. Notre point de vente de crêpes et de glaces à emporter de 25 m² à La Canourgue pourrait coller dans un centre commercial. Celui de 50 m² à Alès est, lui, de la pure boutique à laquelle nous pourrions intégrer les options crêpes et glaces. Quant aux 160 m² que nous avons ici, avec une partie vente et un espace salon de thé, ils pourraient très bien se retrouver dans un centre-ville. L'idée pendant deux ans sera de démontrer que le concept est duplicable et viable. »

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