ITK veut recruter 300 chercheurs en cinq ans

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ITK édite des logiciels pour aider les agriculteurs à optimiser le rendement et la qualité de leurs cultures
ITK édite des logiciels pour aider les agriculteurs à optimiser le rendement et la qualité de leurs cultures (Crédits : DR)
ITK, entreprise basée à Clapiers (34) et spécialiste de l'agri-intelligence, finalise une levée de fonds qui lui permettra de quadrupler de taille en cinq ans. L'effort portera notamment sur le recrutement de 300 chercheurs, afin d'élargir le spectre des cultures qu'elle adresse.

Après l'annonce de son plan stratégique en début d'année 2018, ITK, qui édite des logiciels pour aider les agriculteurs à optimiser le rendement et la qualité de leurs cultures, précise peu à peu ses projets pour les années à venir. Dans l'attente d'une levée de fonds qui devrait être bouclée d'ici la fin 2018, l'entreprise basée à Clapiers (34) confirme qu'elle compte multiplier sa taille par quatre, en atteignant notamment le cap des 200 salariés en fin d'année 2019.

95 % de chercheurs

Ce bond devrait être réalisé grâce à l'ambition d'Éric Jallas, fondateur d'ITK, de recruter 300 chercheurs ou plus, en cinq ans. Ce plan devrait inclure ou être complété par une cinquantaine d'embauches portant sur 25 postes de business-développeurs, et une vingtaine de postes dédiés aux fonctions support qui, jusqu'ici, étaient externalisés.

"Nous employons 95 % de chercheurs sur nos 100 salariés actuels, et la tendance va se poursuivre car nos outils s'adressent à des agriculteurs de haut niveau, ce qui suppose d'investir fortement en R&D, détaille Éric Jallas. Dans notre portefeuille d'outils, nous traitons 60 % des cultures qui sont faites dans le monde. Il en reste donc 40 % à traiter, mais ce sont souvent les cultures les plus complexes - comme le cacao ou le café -, ou bien des cultures situées dans des environnements plus complexes, comme l'Afrique."

Un effort d'innovation tous azimuts

La gamme d'outils développés par ITK se répartit ainsi : un tiers pour les cultures spécialisées (arboriculture, viticulture), un tiers pour les grandes cultures, et un tiers pour l'élevage, depuis le rachat de la société Medria en 2017. Sur le premier volet, l'entreprise vient de lancer un prototype pour les amandes en Californie, et sur le deuxième, elle vient d'ouvrir un cycle de R&D autour des maladies du blé.

De même, ITK participé au lancement, le 9 novembre, du projet Sun'Agri, le 1er démonstrateur agrivoltaïque au monde, installé au Domaine de Nidolères, à Tresserre (66). "Nous fournissons la brique d'IA, qui permet de simuler la croissance des plantes : les datas sont transférées à l'autre partenaire du projet, la société Sun'R, qui, sur cette base, envoie un signal aux panneaux solaires", décrit Éric Jallas.

ITK indique qu'elle devrait réaliser un chiffre d'affaires de 11 ou 12 M€ sur l'exercice en cours. Elle enregistre un taux de croissance annuel de 30 à 40 % ces dernières années.

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Commentaires
a écrit le 27/11/2018 à 16:23 :
Lors de la reprise des 23 salariés de la société Medria en octobre 2016, ITK a appliqué un management inhumain (licenciements par voie d’huissier).
Résultat, 2 ans après, il ne reste plus que 10 salariés aux effectifs de Medria !
Avec ces méthodes, pas facile de recruter 300 personnes à moins que cela soit juste une opération de communication pour attirer des capitaux alors que l’entreprise ITK est financièrement en proie à des difficultés.

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