Les Côtes du Rhône misent désormais, aussi, sur le vin blanc

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(Crédits : DR)
Très minoritaire dans ses appellations, la production des AOC Côtes du Rhône et de la Vallée du Rhône doit croître en vin blanc pour satisfaire aux demandes des marchés à l'export. Du côté des Costières de Nîmes notamment, on veut rééquilibrer les couleurs.

Plus qu'un changement de culture, c'est un changement culturel auquel sont appelés les vignerons de Côtes du Rhône.

« Dans la plupart des pays dits occidentaux, on consomme moins de viande rouge. Les jeunes, sur le plan mondial, préfèrent les vins légers aux vins tanniques qui sont moins compris... On doit s'adapter et cela passe par le développement des vins blancs », explique Michel Chapoutier, le président d'Inter Rhône, l'interprofession des AOC Côtes du Rhône et de la Vallée du Rhône.

Concernant le Gard dans la partie la plus méridionale de ses appellations (Costières de Nîmes, Duché d'Uzès, Tavel, Lirac...), cette volonté de rééquilibrer les couleurs des appellations Côtes du Rhône (74 % de la récolte 2018 est dédiée au vin rouge contre 10 % aux blanc et 16 % au rosé) s'avère impérative pour des AOC ayant largement bâti leur succès sur l'étranger jusqu'à devenir 2e vignoble AOC exportateur de l'Hexagone, notamment grâce aux Costières de Nîmes (8,4 % des volumes).

Convaincre les vignerons

« On produit chez nous dix fois plus de rouge que de blanc. Ailleurs dans le monde, le rapport est seulement de 1,5 en faveur du rouge, estime Philippe Pellaton, vice-président d'Inter...
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