Vins bio : un salon virtuel pour un marché bel et bien en plein essor

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Millésime Bio, le salon mondial des vins bio, a ouvert ses portes digitales le 25 janvier avec 1.000 exposants présents sous forme virtuelle.
Millésime Bio, le salon mondial des vins bio, a ouvert ses portes digitales le 25 janvier avec 1.000 exposants présents sous forme virtuelle. (Crédits : Sudvinbio – Gilles Lefrancq - 2019)
Sudvinbio est le premier organisateur de salon de vin à lancer une édition 100 % digitale avec Millésime bio, rendez-vous annuel de la viticulture bio mondiale qui a ouvert ses portes numériques le 25 janvier. Quelque 1.000 exposants, dont 300 de la région Occitanie, participent à cet événement qui confirme l’essor magistral pris par le bio en viticulture.

« Nous ne voulions pas d'une année blanche. Dans le contexte actuel, nos vignerons ont besoin de faire du business. Nous sommes très fiers d'avoir pu maintenir notre salon dans une édition digitale. C'est une première mondiale pour un salon du vin », s'enorgueillit Nicolas Richarme, président de Sudvinbio.

Premier salon mondial des vins bio, Millésime bio a ouvert ses portes digitales le 25 janvier avec 1.000 exposants, présents sous forme virtuelle et prêts à échanger par chat ou par visio avec les visiteurs.

40% de l'offre française de vin bio

« En se connectant sur la plateforme digitale, les visiteurs auront accès à 40% de l'offre française de vins bio, se félicite Jeanne Fabre, présidente de Millésime bio. L'intérêt de cette édition virtuelle, c'est que nous ne sommes pas limités par la place. Nous avons pu accueillir tous les vignerons qui souhaitaient être présents alors qu'habituellement nous avons toujours des entreprises sur liste d'attente. Nous avons ainsi pu accueillir 150 nouveaux exposants. »

Sur les 1.300 exposants initialement inscrits pour la version en présentiel du salon, un millier ont fait le choix de maintenir leur participation à cette édition 100% digitale, dont 300 originaires d'Occitanie.

Côté visiteurs, les perspectives semblent encourageantes avec 1.100 visiteurs qui ont fréquenté les allées virtuelles du salon au cours de la première journée, dont 50% de visiteurs étrangers.

« Avant l'ouverture du salon, nous avions une dizaine de rendez-vous avec des prospects, témoigne Anne Collard, du Château Mourgues du Grès, à Beaucaire. C'est trois fois moins que ce que nous avions eu lors de la précédente édition, mais c'est toujours mieux que rien et on a bon espoir que d'autres visiteurs se manifestent d'ici mercredi. Si parmi ces contacts, il y en a trois ou quatre qui aboutissent, on sera contents. La plateforme est très bien faite, il est très ludique de s'y déplacer. Les organisateurs se sont montrés créatifs pour maintenir ce rendez-vous. »

Une croissance de 16% par an depuis 2012

L'enjeu de cette mise en relation entre acheteurs et producteurs est particulièrement crucial cette année, car la crise sanitaire a freiné les ventes : suite à la fermeture des bars et restaurants et à l'annulation de tous les salons depuis un an, bon nombre de producteurs qui vendaient sur ces circuits se retrouvent avec des vins sur les bras.

Qui plus est, la récolte 2020 a été plus généreuse que l'année précédente. Et la dynamique des conversions depuis 2017 contribue à majorer encore les volumes disponibles.

« Au cours des cinq dernières années, nous avons manqué de vin pour répondre à la demande, confie le président Nicolas Richarme. Aujourd'hui, ces volumes supplémentaires devraient nous permettre de développer de nouveaux marchés, même si la crise sanitaire n'est pas la période la plus favorable pour démarcher de nouveaux clients. »

La filière des vins bio a connu un essor sans précédent ces dernières années, avec un taux de croissance de 16% par an sur la période 2012-2020. Cette forte demande et la bonne valorisation des vins bio ont boosté les conversions, qui se sont fortement accéléré depuis 2017.

En 2019, les surfaces en première année de conversion étaient en augmentation de plus de 50%. En Occitanie, cette belle dynamique va conduire à une hausse de 70% de la production en trois ans, qui passerait ainsi de 1,15 million d'hl en 2020 à 1,9 million d'hl en 2022.

Reste à espérer que les ventes se développeront au même rythme.

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