Après 80 licenciements, Little Marcel va tenter de se réinventer

 |   |  427  mots
(Crédits : DR)
L’aventure Little Marcel n’est pas terminée, mais le virage à prendre est rude. Après son placement en redressement judiciaire en juillet dernier, la société KLS, qui exploite la marque aux rayures multicolores, confirme qu'elle va se séparer de 80 salariés sur 121.

Ils se sont battus pour sauver ce qui pouvait être sauvé. Lynda Leseigneur et Éric Schieven, les fondateurs de la célèbre marque à rayures de prêt-à-porter Little Marcel, s'efforcent d'afficher un discours d'espoir.

« Little Marcel existe toujours et nous allons essayer de stabiliser le groupe et de maintenir les emplois que nous avons pu sauver », assure Éric Schieven.

Affectée par la crise économique qui a mis à mal la consommation textile ces dernières années, l'entreprise gardoise (Aigues-Mortes et Le Grau-du-Roi) KLS qui exploite la marque commerciale Little Marcel avait été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Nîmes en juillet 2015.

En octobre, le tribunal homologuait la reprise d'une partie des actifs de KLS (le matériel, une partie du stock et 10 boutiques en propre sur les 30 existantes) par AKA, une nouvelle entité créée par Lynda Leseigneur et Éric Schieven.

« Nous avons décidé de recréer une nouvelle société faute de repreneur susceptible de racheter les actifs et de garder les emplois », précise Éric Schieven.

Le plan de sauvegarde des emplois, validé par la Direccte (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi), prévoit la suppression de 80 postes sur les 121 que comptait KLS.

10 boutiques sur 30

L'entreprise va donc changer de stratégie et revoir ses ambitions à la baisse. Après avoir misé sur une distribution dans les magasins multimarques (1 200 en 2011), KLS avait engagé en 2012 un important plan de développement autofinancé à 70 % pour créer son propre réseau de distribution avec une trentaine de boutiques intégrées, et développer l'export par le biais d'un bureau spécialisé.

« Mais le chiffre d'affaires n'était pas à la hauteur des objectifs attendus », faisaient alors observer les dirigeants début septembre 2015.

Désormais, l'entreprise va se recentrer sur une dizaine de boutiques « dans le sud, à proximité du siège ». La marque est encore distribuée dans environ 400 magasins multimarques en France, et le réseau de vente à domicile, dont la mise en œuvre se prépare depuis presque un an, démarre à peine.

Par ailleurs, la procédure qui touche l'activité prêt-à-porter, n'impacte pas les contrats de licences signés par la marque dans les secteurs des montres et de l'horlogerie, de la téléphonie et du gaming, des lunettes, des articles chaussants, de la papèterie et des articles scolaires, du linge de maison, de la maroquinerie et de la bagagerie, des parfums et cosmétiques, de l'underwear, des accessoires et du beachwear.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :