Carrefour et 86 entreprises Sud de France font affaire

Carrefour a lancé la 3e édition de son salon monté avec l’appui de Sud de France Développement, le 31 mars, pour favoriser l’approvisionnement de ses magasins en produits locaux. Ceux-ci représentent 6 % du CA de l’enseigne en « produits grande consommation » en région, un record national.

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(Crédits : M.C.)

L'appétit des consommateurs pour les produits locaux ne se dément pas et continue même de croître. Le potentiel de ce marché n'a pas échappé aux enseignes de la grande distribution. Pour le capter, Carrefour Languedoc-Roussillon s'est appuyé sur la marque Sud de France. Et la stratégie paie.

« Les produits Sud de France représentent 6 % de notre chiffre d'affaires en région dans la catégorie « Produits grande consommation », indique Jean-Luc Boussin, le directeur régional Languedoc-Roussillon de Carrefour. C'est une très forte représentativité qui nous place premier ex æquo avec la Bourgogne. À l'échelle nationale, les produits locaux représentent en moyenne 4 % du CA des « Produits grande consommation » de Carrefour. »

Édition 2016

Pour alimenter ses rayons en produits locaux, l'enseigne de la grande distribution a lancé un salon en partenariat avec Sud de France Développement. La 3ème édition de ce salon s'est tenu le 31 mars à Montpellier. Elle rassemblait 86 entreprises de la région (Aude, Gard, Hérault, Lozère, Pyrénées-Orientales) qui présentaient leurs produits aux acheteurs des magasins Carrefour de la région (14 hypermarchés et 31 markets).

« Nous sommes attachés à faire rentrer de nouveaux partenaires dans ce salon, indique Jean-Luc Boussin. L'action de Sud de France Développement permet de réalimenter constamment la palette des entreprises agroalimentaires locales. Cette édition compte dix nouveaux fournisseurs potentiels ».

Un certain degré d'autonomie est laissé aux  directeurs de magasins pour sélectionner les produits qui seront référencés à l'échelle régionale. Certains d'entre eux pourront même être référencés à l'échelle nationale. Cela a été le cas pour les biscuits Zézettes de Sète (La Belle Époque, 34) ou les huiles de Cauvin (Huilerie Cauvin, 30).

Aides aux start-ups

« Il arrive même que nous aidions des start-ups à se lancer, ajoute Jean-Luc Boussin. Cette année, par exemple, la toute jeune entreprise biterroise Le Petit Béret a été associée au show-room. Nous allons faire en sorte qu'il soit référencé dans nos magasins afin de lui apporter un volume d'affaire suffisant. »

À l'origine d'une boisson imitant le vin mais sans alcool et sans fermentation, la société Le Petit Béret vient d'entamer la commercialisation de son produit, « une première cuvée composée d'un rouge, d'un rosé et d'un blanc», indique Fathi Benni, le directeur général.

Susciter l'intérêt d'une grande enseigne est une chose. Être en mesure de répondre aux exigences de la grande distribution en est une autre. Du côté de Carrefour, Thierry Perrin, le directeur du Carrefour Lattes (34), précise que « la politique d'achat n'est pas la même avec les producteurs locaux qu'avec les industriels ».

Les prix d'achats sont souvent supérieurs et des partenariats s'engagent sur l'année. Et pour cause, « c'est plutôt nous qui sommes à la recherche de ces produits », indique Jean-Luc Boussin.

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