City One renforce son implantation montpelliéraine

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Sophie Pécriaux, fondatrice et dirigeante de City One, et Nicolas Lixi, président France de City One
Sophie Pécriaux, fondatrice et dirigeante de City One, et Nicolas Lixi, président France de City One (Crédits : DR)
Le groupe City One, fondé à Toulouse et spécialisé dans les métiers de l’accueil, est arrivé à Montpellier en 2016. Il annonce vouloir renforcer son implantation locale et prévoit d’y employer une centaine de collaborateurs d’ici deux ans.

City One a été fondée à Toulouse (où se trouve son siège) en 1991 par Sophie Pécriaux*, qui dirige toujours le groupe. Il revendique aujourd'hui une vingtaine de filiales en France, mais aussi en Belgique, au Luxembourg et au Maroc, dans divers métiers.

Le groupe propose ainsi des prestations dans ses métiers historiques de l'accueil téléphonique et événementiel, mais aussi dans l'accueil culturel (musées et salles de spectacle) et la gestion de billetteries, l'animation et la promotion des ventes, ou l'intérim sur des métiers spécifiques du bâtiment et du nettoyage. L'entreprise a également largement développé ses prestations en milieux aéroportuaire (35 % de l'activité du groupe) et ferroviaire.

« Le groupe est aujourd'hui présent dans les aéroports de Paris, Toulouse, Nice, Bordeaux ou Nantes, précise Nicolas Lixi, président France de City One. Depuis 2009, nous gérons aussi les personnels en gilets rouges de la SNCF, ainsi que l'accompagnement des enfants voyageant en train. »

Ancrage local

Alors que la réforme territoriale a rapproché les anciennes régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, le groupe City One réagit à l'inverse du mouvement d'une centralisation toulousaine, majoritairement répandu depuis la fusion.

« City One a fait de la croissance organique sur territoire français, au départ en région toulousaine, puis via des contrats nationaux, des ouvertures d'agences à Lyon, Paris, Marseille, Nantes, Rennes, Bordeaux, Lille et Strasbourg, explique Nicolas Lixi. Nous avons ouvert une agence à Montpellier en septembre 2016, qui est une antenne de la direction régionale toulousaine, pilotée par Étienne Mauger (300 à 400 ETP, soit 2 000 collaborateurs, 9 M€ de CA, NDLR). De nombreuses sociétés raisonnent sur le territoire administratif, et c'est l'écho envoyé par nos clients qui nous a incité à venir à Montpellier. Le premier de ces clients, c'est le Conseil régional dont tous les appels d'offres portent désormais sur l'ensemble de l'Occitanie. Quand nous y répondons, nous prenons l'engagement d'être présent dans toutes les grandes villes de la région. Nous avons déployé cette logique sur l'ensemble de nos clients. D'autant qu'ils sont très regardants sur l'ancrage local. »

Montpellier mais aussi d'autres villes moyennes

À ce jour, l'agence de Montpellier (rue Léon Blum) fait travailler sept équivalents temps plein, soit une vingtaine de salariés, et ambitionne de passer à 30 équivalents temps plein, soit une centaine de personnes d'ici 2020.

« Pour l'heure, l'essentiel de nos missions sur Montpellier émanent de contrats nationaux, comme par exemple les distributeurs du journal gratuit 20 minutes, indique Nicolas Lixi. Nos premiers contrats montpelliérains ont été des prestations d'accueil événementiel pour les manifestations organisées par Objectif Languedoc-Roussillon : le Sommet santé au Crès, le MAO à la Panacée et le Gala des ambassadeurs à l'Opéra Comédie de Montpellier, en septembre et octobre 2017... Notre ambition, c'est de développer notre activité auprès de clients à Montpellier mais aussi sur des villes moins dotées en sociétés de service comme la nôtre. »

Pour quel potentiel ?

« Nous ouvrons une agence tous les quatre ou cinq ans en moyenne, et sur une métropole comme Bordeaux par exemple, nous parvenons à développer un chiffre d'affaires de 1,5 à 2 M€ en quatre ans », répond Nicolas Lixi.

180 M€ de chiffre d'affaires

Sophie Pécriaux, belge d'origine, avait 23 ans et était elle-même hôtesse d'accueil quand elle a lancé sa propre structure à Toulouse, à la faveur d'un contrat avec Coca-Cola sur le Tour de France.

S'en suivirent d'autres importantes opérations avec de grandes marques telles que Cartier, Peugeot ou encore SFR. Plus tard, venait Vinci sur l'enregistrement et l'embarquement des passagers aux aéroports de Roissy, Toulouse et Nice. Ce qui lui permettait de mettre un pied dans le secteur aéroportuaire.

Aujourd'hui, le groupe emploie quelque 4 500 équivalents temps plein (soit 10 000 fiches de paie par mois et 40 % d'hommes), pour un chiffre d'affaires 2016 de 180 M€, dont 5 M€ réalisés à l'international.

 * Sophie Pécriaux a été lauréate nationale de la Tribune Women's Awards 2012, dans la catégorie « Services ».

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Commentaires
a écrit le 24/05/2018 à 13:31 :
agence a fuir

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