Orchestra dévoile sa stratégie à cinq ans

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(Crédits : Orchestra-Prémaman)
Orchestra (mode enfantine, puériculture) a publié, le 28 juin, un bilan 2017/2018 en légère hausse de 0,7 %, mais avec une forte poussée de l'activité puériculture. Le groupe héraultais y dévoile une nouvelle stratégie à cinq ans, avec une forte inflexion sur le digital et les surfaces commerciales.

Le groupe Orchestra (mode enfantine, maternité, puériculture) affiche un chiffre d'affaires 2017/2018 de 612,7 M€, en légère hausse de 0,7 % selon le bilan publié le 28 juin. Il réalise 66,8 % de cette activité en France, en hausse de 7,4 %, en raison notamment d'un bond sur le marché de la puériculture.

L'envol de la puériculture

En effet, le département puériculture enregistre une nette progression, et représente désormais 20 % de l'activité d'Orchestra (120,6 M€ de chiffre d'affaires) : le bond sur une année est de 10,3 % au niveau groupe, et de 21,8 % sur le marché français. L'activité textile, elle, s'affiche en recul de 1,3 %.

Autre facteur de progression : l'augmentation du nombre de mètres carrés exploités en succursales (317 dans le monde) et en commissions-affiliations (246). Il s'élève désormais à 312 000 m2, contre 293 000 m2 en 2016/2017.

Illustrant les efforts de transformation du groupe, le résultat opérationnel est ramené à - 0,7 M€, contre - 11 M€ sur le précédent exercice. Les capitaux propres consolidés se montent à 99,8 M€, soit 16 % du total bilan.

"Nous enregistrons une diminution de 10 M€ de nos pertes, cela prouve que nous avons fait une partie significative du chemin, commente Pierre Mestre, président d'Orchestra, interrogé par La Tribune-Objectif. Mais il faut continuer à progresser, en augmentant le nombre de grands magasins et en accélérant la mutation des petits formats vers les grands, ainsi que les rénovations."

La veille, Orchestra avait publié un plan financier décrivant le renouvellement de ses financements. L'opération implique un réaménagement de l'endettement bancaire (prorogé jusqu'en juillet 2020, voire juillet 2021 sous certaines conditions, à hauteur de 209,2 M€) et de l'endettement obligataire (prorogé jusqu'en juillet 2021 pour 100 M€), ainsi qu'une augmentation de capital de 28,5 M€.

Le chiffre d'affaires au Bénélux est en baisse de 4,2 %, et de 14 % sur le restant de l'activité export, "du fait de l'arrêt ou du transfert d'exploitation en Arabie Saoudite et dans certains pays comme les Émirats Arabes Unis, dans le but de concentrer les efforts du groupe sur ses principaux pays", précise Orchestra dans un communiqué.

Un plan stratégique à cinq ans

À l'occasion de ce bilan, Orchestra lève le voile sur un plan stratégique à cinq ans, visant notamment une progression du chiffre d'affaires de 173,5 M€ supplémentaires entre 2019 et 2022. L'un des axes poursuivis à cette fin est d'accélérer encore la croissance de l'activité puériculture, avec la création de nouveaux magasins et l'élargissement de l'offre produits. De son côté, l'activité textile resterait cantonnée à 1 % annuel.

Un deuxième axe concerne le développement de l'activité web, prolongeant notamment l'offre mise en place cette année, avec un objectif de 20 % du chiffre d'affaires. Au sein du bilan 2017/2018, l'activité sur le digital progresse de 1,2 %.

Le principal objectif de ce plan porte sur le développement des mégastores et des magasins mixtes, et les moyens d'améliorer leurs performances, en portant leur contribution au-delà des 15 % de l'activité. Le groupe prévoit ici un nombre de points de vente stable (550), mais table sur une augmentation de la superficie commerciale de 20 % sur ces deux formats de magasins.

Enfin, Orchestra veut ramener le poids relatif du siège en-dessous des 7 % du chiffre d'affaires.

"La poursuite de l'exécution de ce plan stratégique va permettre d'augmenter la rentabilité et générer de la trésorerie à moyen terme", indique le groupe.

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