Toys'R'Us : l'offre de Jellej préférée à celle de Pierre Mestre (Orchestra)

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L'enseigne américaine comptait 53 points de vente en France
L'enseigne américaine comptait 53 points de vente en France (Crédits : Toys'R'Us)
Le tribunal de commerce d’Evry a décidé, le 8 octobre, d’accepter l’offre de reprise de 44 magasins du réseau Toys’R’Us France déposée par la société Jellej. Le dossier défendu par Pierre Mestre, président du groupe Orchestra, a été écarté, tout comme celui de Michel Ohayon (la Financière bordelaise immobilière).

Selon la décision du tribunal de commerce d'Evry, dans son ordonnance rendue lundi 8 octobre 2018, la société Jellej est autorisée à reprendre 44 des 53 points de vente de Toys'R'Us France, filiale de la chaîne de jouets américaine placée en redressement judiciaire en juillet. Jellej est une société créée à l'occasion de cette procédure par le fonds d'investissement Cyrus Capital, associé à la chaîne de magasins de jouets française Picwic et à l'industriel Tony Lesaffre, premier franchisé Europcar de France.

Cette offre a été préférée à deux dossiers concurrents. L'un d'eux était défendu par Pierre Mestre, président du groupe Orchestra (textile enfants et articles de puériculture) basé à Saint-Aunès (34), associé au fonds Picmo.

Pierre Mestre, selon l'analyse développée pour La Tribune-Objectif, proposait de reprendre 43 des 53 magasins de Toys'R'Us France, et 91 % des effectifs travaillant dans ses entrepôts, bureaux et points de vente (1 152 personnes au total). Le président d'Orchestra souhaitait jouer sur la synergie entre les deux réseaux, en installant des jouets dans les magasins Orchestra, et des produits textile et de puériculture chez Toys'R'Us, via des accords de franchises réciproques.

44 magasins repris

Le troisième dossier, écarté lui aussi par le TC d'Evry, a été déposé par Michel Ohayon (la Financière bordelaise immobilière). Ce dernier avait repris La Grande Récré le 2 octobre, et comptait rapprocher les deux enseignes pour créer un géant français du jouet.

Dans son offre, Jellej prévoit la reprise de 44 magasins de Toys'R'Us France, et de 1 036 salariés. La société a programmé une ligne de crédits de 70 M€, dont plus de 50 M€ dédiés au financement des stocks.

Selon le président du TC d'Evry, cité par l'AFP, les dossiers de Pierre Mestre et de Jellej étaient "globalement équivalents", mais a estimé que le "meilleur compromis" était offert par le deuxième.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2018 à 10:28 :
Cette décision n'est pas véritablement surprenante. A l'image des Sociétés Mercialys et Immochan (et de bien d'autres sans doute), Monsieur Mestre a acquis la réputation (vraie ou fausse ?) d'agir davantage en investisseur immobilier qu'en véritable chef d'entreprise. A une époque où l'on conteste l'action de l'"Etat souterrain" (Michel Onfray) et des "amitiés de réseaux", Monsieur Mestre en recoit les facheuses conséquences. Toute médaille même brillante possède un revers. Souhaitons que le repreneur puisse conserver le plus grand nombre d'emplois. Car au-delà des tractations financières et des intérêts particuliers, c'est de la sauvegarde du "Peuple" dont nous devons nous préoccuper.

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