Comment la librairie Sauramps se prépare à l’après-Covid

 |   |  1199  mots
(Crédits : Sauramps)
L’institution montpelliéraine (et pilier culturel) qu’est la librairie Sauramps affronte une 2e tempête, celle du Covid et de la fermeture des commerces qui en découle, après celle d’un redressement judiciaire il y a presque trois ans. Florence Doumence, sa directrice générale, dresse un état des lieux et le plan de bataille pour la réouverture du 11 mai.

Depuis le 16 mars 2020, comme tous les commerces à l'exception de ceux vendant des denrées dites essentielles, les librairies Sauramps (deux à Montpellier - centre-ville et Odysséum -, deux dans le musée Fabre et le Moco, et une à Alès dans le Gard) ont tiré le rideau de fer et placé environ 90 % des 100 salariés en chômage partiel.

Une situation économiquement complexe pour le groupe qui sortait à peine la tête de l'eau après un épisode long et traumatisant. En juillet 2017, après des mois de tempête aux multiples rebondissements, la librairie Sauramps, une des plus grosses librairies indépendantes en France et une institution sur la place montpelliéraine, tournait une page de son histoire : elle était rachetée par la société montpelliéraine Amétis, spécialisée dans le développement de logements locatifs sociaux et dirigée par l'architecte François Fontès et son associé, Bertrand Barascud. En août 2017, les repreneurs avaient nommé Florence Doumenc, l'ex-DRH du groupe de librairies, au poste de directrice générale.

Les ventes en ligne multipliées par 5

« Au départ de la période de confinement et durant quinze jours, nous avons arrêté toute activité, y compris les ventes en ligne car il ne nous était pas possible d'assurer la sécurité sanitaire de nos salariés, raconte Florence Doumenc. Une fois qu'on a pu trouver des équipements de protection et de désinfection des locaux, nous avons relancé les ventes en ligne avec livraison à domicile. Et avec l'autorisation du ministère de la Culture, nous avons remis le drive en place à partir du 29 avril dans les librairies d'Odysséum et de la Comédie, ainsi qu'à Alès. Deux personnes sont en poste par drive, un pour le picking et un qui sert les clients qui ont au préalable payé en ligne. »

Les ventes en ligne ont ainsi été multipliées par cinq, avec beaucoup de nouveaux clients que la directrice générale imagine être les clients habitués des boutiques ayant basculé sur la vente en ligne.

La librairie a su trouver d'autres alternatives pour traverser la crise. Rapidement, elle a développé la lecture numérique en proposant des ebooks via une application gratuite sur son site internet, permettant d'accéder aux livres numériques sans liseuse.

« Ça a très bien fonctionné, assure la directrice générale. Nous avons mis en place des opérations avec des éditeurs et proposé beaucoup d'offre gratuite et des promotions...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :