Le maire de Montpellier relance les Folies architecturales de XXIe siècle

La Ville de Montpellier présentait, le 1er juillet, les 13 emplacements qu’elle compte réserver à des projets de "Folies architecturales". Ces nouvelles Folies, dix ans après l’Arbre Blanc, devront répondre à de nouvelles exigences environnementales, solidaires et économiques. Un premier appel à candidatures pour une vague de cinq Folies est lancé dès ce mois de juillet 2022.
A Montpellier, l'Arbre blanc a généré un intérêt inédit, mettant la ville sous les projecteurs internationaux.
A Montpellier, l'Arbre blanc a généré un intérêt inédit, mettant la ville sous les projecteurs internationaux. (Crédits : DR)

Le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, l'avait promis : il souhaite relancer la construction de "Folies architecturales" dans la ville. Le 1er juillet, il dévoilait les 13 sites retenus pour accueillir un projet de Folies, qui se répartissent dans tous les quartiers de la ville.

Lancées lors du mandat du maire Hélène Mandroux, en 2012, la démarche proposait d'ériger 12 Folies architecturales dans la ville, en écho aux Folies du XVIIIe siècle (élégantes demeures bâties à Montpellier et en périphérie). Seules deux ont été construites , la Folie divine (signée Farshid Moussavi) et l'Arbre blanc (signé Sou Foujimoto, Nicolas Laisné, Dimitri Roussel et Manal Rachdi), avant que l'initiative soit stoppée en 2014 par le maire élu, Philippe Saurel.

Dès ce mois de juillet 2022, la Ville lance un premier appel à candidatures pour cinq premières Folies : Vernière dans le quartier des Beaux-Arts, Manuguerra à Port-Marianne, et les Folies des quartiers Ovalie, Nouveau Saint-Roch et République.

Des critères environnementaux et solidaires

« Pendant ma campagne, je m'étais beaucoup interrogé sur l'opportunité de reprendre le programme des Folies, se rappelle Michaël Delafosse. J'avais initié ce programme en 2012 lorsque j'étais adjoint à l'urbanisme d'Hélène Mandroux, et nous avions fait les premières Folies contemporaines : l'Arbre Blanc et la Folie Divine. Aujourd'hui, je crois qu'il faut reprendre ce qui marche dans ce programme, tout en y ajoutant de nouveaux critères, environnementaux, économiques et solidaires. Ce nouvel appel à candidatures doit permettre à Montpellier de questionner le futur de la ville après la crise Covid et face à la crise écologique. La conception de ces Folies doit aider les professionnels qui veulent nous présenter un projet à penser la ville du 21ème siècle et à travailler différemment. C'est une des forces du programme, en plus de faire parler de la ville de Montpellier à un niveau international, car je rappelle que l'Arbre Blanc avait généré près de 1.500 articles à l'international. »

Le jury de sélection de la première vague de candidatures pour cinq Folies se tiendra entre février et mars 2023. Parallèlement, une deuxième vague de candidatures pour les huit Folies restantes sera lancée à l'automne 2022. La maire de Montpellier espère pouvoir communiquer sur l'ensemble des projets dès l'automne 2023, et peut-être inaugurer une première Folie avant la fin de son mandat.

Des lieux de vie

Sur la nature des projets demandés, Michaël Delafosse renvoie vers les cahiers des charges disponibles en ligne, qui détaille les nouveaux critères environnementaux, et évoque une obligation d'inclure du logement social dans les projets résidentiels afin de favoriser la mixité sociale.

« C'est aux professionnels de faire preuve de créativité et de proposer des projets originaux, déclare-t-il. Bien sûr, il y a des contraintes car il s'agit de réinvestir des terrains en friche ou de reconvertir des bâtiments, pas de faire de l'étalement urbain. Et il n'y aura pas que du logements, la Folie de la Mosson, par exemple, abritera les bureaux des 400 agents de ACM Habitat et de la SERM, et la Folie du Corum, sur le toit-terrasse, devra donner une nouvelle dimension collective et récréative à cet espace, tout en participant à l'embellissement du centre-ville. »

Concernant le budget consacré à ces Folies, Michaël Delafosse précise que les terrains sélectionnées seront vendus aux promoteurs porteurs des projets. Ils participent donc « à une gestion active du patrimoine de la ville », affirme le maire, tout en valorisant le foncier.

Les 13 terrains sélectionnés


  • Vernière, petite friche de 236 m2 du faubourg des Beaux-Arts

  • Manuguerra, 4.100 m2 sur le site de la ZAC Port-Marianne

  • République, 2.610 m2, le lot J de la ZAC République

  • Nouveau Saint-Roch, 1.600 m2, dans le quartier du centre de Montpellier

  • Ovalie, 2.000 m2 à l'entrée du quartier Ovalie

  • Lez, à l'entrée Est du coeur de ville

  • Cambacérès, dans le nouveau quartier près de la Gare Sud de France

  • Beausoleil 1 et Beausoleil 2, deux Folies pour reconquérir une friche militaire du quartier Beausoleil

  • Restanque, au coeur du projet de renouvellement urbain

  • Montcalm, près du parc et de la Cité créative

  • Mosson, pour un nouvelle dynamique urbaine dans ce quartier des années 1960

  • Corum, une nouvelle dimension pour le toit-terrasse du centre des congrès

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