La centrale d’Aramon, entre déconstruction et redynamisation

La centrale au fioul d’Aramon fermera ses portes en avril 2016. L’énergéticien EDF travaille sur un plan de redynamisation du territoire en même temps qu’il s’apprête à lancer la déconstruction du site gardois : un chantier estimé à 30 ou 40 M€ sur 7 ans.
Cécile Chaigneau
(Crédits : EDF)

Le 7 octobre, le groupe EDF avait annoncé sa décision de fermer la centrale au fioul d'Aramon (30) employant une centaine de salariés. Dans le cadre de cette fin d'exploitation au 1er avril 2016, et en parallèle des propositions de projets professionnels aux agents de la centrale, l'énergéticien s'est engagé dans un plan de redynamisation du territoire, baptisé « Énergies du Gard ».

« Nous avons exposé les grands axes et la méthode lors du premier comité de concertation du 22 octobre dernier, déclare Jean-Guy Majourel. Nous travaillons maintenant à un diagnostic de l'impact territorial de la fermeture de la centrale afin d'étudier, ensuite, des pistes de reconversion. »

Trois volets sont examinés, potentiellement porteurs d'activités : le développement industriel, avec notamment l'opportunité de la proximité de la centrale nucléaire de Tricastin ; le potentiel de développement des énergies renouvelables et de la transition énergétique dans le bâtiment ; l'économie circulaire et la piste du combustible solide de récupération ; et le soutien à la création d'un campus « process et technologies en milieux sensibles » porté par le lycée de Bagnols « pour aider les PME à former des jeunes ou à trouver des compétences », précise Jean-Guy Majourel.

30 à 40 M€ pour déconstruire

« L'idée, c'est de reconstituer autant d'emplois qu'il en aura été perdu, et que les gros donneurs d'ordres donnent une partie du travail à des entreprises du Gard, que nous allons aider pour qu'elles soient en capacité de candidater aux marchés. »

Des marchés comme celui de la déconstruction de la centrale d'Aramon par exemple.

« C'est un chantier de 30 à 40 M€ sur sept ans, annonce Jean-Guy Majourel. Au printemps, le site sera repris par le centre post-exploitation, une unité de la direction de la production thermique d'EDF, en charge de cette déconstruction. Nous allons voir comment faire en sorte que les entreprises du Pôle de valorisation des sites industriels  de l'est gardois puissent travailler sur ce chantier. »

Début janvier, lors de ses vœux, le maire d'Aramon, Michel Pronesti, appelait encore à ce que la décision de la fermeture soit reconsidérée.

« Le débat est clos et tous les élus sont maintenant rentrés dans une logique de l'après, déclare Jean-Guy Majourel. Ce plan de redynamisation n'est pas hors sol : on est force de proposition et l'enjeu est de faire en sorte que les élus se l'approprient. Nous voulons avancer dans la co-construction, que ce plan soit partagé par tous les acteurs du territoire ».

Un deuxième comité de concertation est prévu, en accord avec la préfecture, à la mi-mars.

Cécile Chaigneau

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Commentaires 2
à écrit le 23/01/2016 à 15:02
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En réponse et à chaud de ce que je viens de lire précédemment. Monsieur Marjorel n'a pas de leçon ni d'ordre à donner aux élus de la République. Le sujet n'est certainement pas clos comme peut le prétendre le Directeur Régional. Le 30 janvier...

le 25/01/2016 à 16:32
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Je partage totalement la réaction de Monsieur le Maire d'Aramon et mon indignation est plus que totale. Non Monsieur Majourel, le débat n'est pas clos et je ne crois pas, en citoyen libre et averti, que tous les élus locaux soient rentrés dans l'...

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