Adesa investit 3,5 M€ pour construire une nouvelle usine

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Le projet d'usine d'Adesa, à La Rouvière (30)
Le projet d'usine d'Adesa, à La Rouvière (30) (Crédits : Adesa)
Le fabricant d'étiquettes adhésives et RFID investit 3,5 M€ sur la construction d'une nouvelle usine à La Rouvière (30), livrable en juin 2019. Le site de 4 000 m2 lui permettra notamment de prendre le virage de la prise directe de commandes par internet.

Fabricant d'étiquettes adhésives basé à Saint-Geniès-de-Malgoirès (30), Adesa, après avoir envisagé de construire un nouvelle usine de 3 000 m2 à La Calmette (30), a remanié son projet, qu'il a revu à la hausse. L'imprimerie gardoise construira finalement un nouveau site de 4 000 m2, sur un terrain de 18 000 m2 situé à La Rouvière (30).

Jusqu'à 20 % de productivité en plus

Livrable en juin 2019, l'usine fait l'objet d'un investissement de 3,5 M€ porté par Adesa, avec des subventions représentant 10 % des dépenses et récemment accordées par l'Agglo de Nîmes Métropole et le Conseil régional. Elle permettra, dans un premier temps, de réunir sur un même site trois bâtiments distincts dans l'emplacement actuel.

"Nous étions très contraints par l'organisation actuelle, avec des déplacements incessants entre ces bâtiments selon que l'on reçoit, conditionne ou expédie du papier, explique le président d'Adesa, Brice Cariguti. La nouvelle usine devrait nous permettre de gagner de 10 à 20 % en productivité. De plus, avec des capacités de production à la hausse, la progression du chiffre d'affaires devrait suivre, si le développement commercial est au rendez-vous."

Un nouveau gisement de clientèle

La nouvelle usine sera notamment pourvue de sept à huit lignes de production, dont certaines dédiées à la prise de commande par internet. Adesa veut en effet, par ce biais, élargir son portefeuille de clients (les secteurs viticole, agroalimentaire, cosmétique et industriel, historiquement), en passant d'une logique de séries d'étiquettes en grands volumes à une multiplicité de commandes.

"Dans un secteur du print en contraction, l'une des tendances émergentes est la personnalisation d'étiquettes, car de plus en plus de clients veulent personnaliser leur produit. L'évolution technologique permet aujourd'hui de leur proposer cette offre sur des paniers de 100 ou 120 €. Cela nous permet de compléter notre portefeuille avec des petits producteurs - de miel, d'huiles d'olives, etc. - qui font directement la création en ligne, pour des séries de 50 à 10 000 étiquettes", détaille Ludovic Martin, directeur marketing et e-commerce d'Adesa.

Autre piste d'innovation explorée par Adesa : les étiquettes intégrant la technologie NFC, dérivée du RFID (radio étiquettes). "Nous les proposons comme des options de personnalisation : elles permettent à l'utilisateur d'interagir avec son smartphone", complète Ludovic Martin.

Après dix recrutements ces derniers mois, Adesa compte 65 salariés et prévoit cinq embauches en 2019. L'imprimerie a réalisé un chiffre d'affaires de 8,5 M€ en 2017, qu'elle prévoit à 9,5 M€ sur l'exercice en cours.

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Commentaires
a écrit le 20/11/2018 à 9:36 :
Il faut se réjouir de cette nouvelle. Enfin un produit fabriqué localement en l'état de besoins qui ne cessent de grandir. Adesa démontre que des territoires que l'on peut imaginer éloignés ou mal placés demeurent finalement attractifs. A une époque où beaucoup s'interrogent sur les rapports villes-périphéries, Adesa montre la voie d'un "girondisme" de bon aloi. Or, c'est justement ce déséquilibre centralisé que les "gilets jaunes" dénoncent. Adesa mérite nos encouragements et notre soutien.

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