BioGNV : Seven Occitanie remporte un appel à projets européen pour 13 stations

 |   |  506  mots
Seven Occitanie décroche un lot de 13 stations BioGNV lors de l'appel à projets européen MIE-T
Seven Occitanie décroche un lot de 13 stations BioGNV lors de l'appel à projets européen MIE-T (Crédits : Creative Common)
L'entreprise montpelliéraine Seven Occitanie se rend à Bruxelles, le 3 décembre, pour réceptionner l'un des deux lots attribués à des PME françaises dans le cadre de l'appel à projets européen MIE-T. La subvention de 4,4 M€ lui permettra de financer pour partie 13 des 50 stations de BioGNV qu'elle veut ouvrir en deux ans.

Seven Occitanie, qui développe un réseau de stations bioGNV dans la région et au-delà, est, aux côtés du Parisien Sigeif, l'un des deux seuls Français à décrocher un lot dans le cadre de l'appel à projets européen baptisé "Mécanisme pour l'Interconnexion en Europe - Transports" (MIE-T). L'entreprise montpelliéraine se rend à Bruxelles, le 3 décembre, pour réceptionner sa subvention, d'un montant de 4,4 M€, destinée à financer la construction de 13 stations.

"MIE-T est un projet visant à financer de grandes infrastructures de transport, mais l'inclusion d'un volet sur l'innovation énergétique nous a poussés à déposer un dossier sur la base de nos solutions de biocarburant. Nous avons proposé un concept de "station du futur", multi-énergie - c'est à dire distribuant du BioGNV mais aussi de l'hydrogène ou de l'électricité par bornes -, ouvertes 7j/7, pour n'importe quel véhicule, y compris les poids lourds", décrit Jean-Michel Richeton, fondateur de Seven Occitanie.

Start-up opérant depuis 2017 et ne pouvant encore justifier d'un bilan, Seven Occitanie a déposé son dossier en partenariat avec le Conseil régional Occitanie. La synergie avec les acteurs publics locaux est inscrit dans l'ADN de la société, car le projet mobilise, depuis sa création, une quinzaine de collectivités locales (Perpignan, Béziers, Montpellier, la Région Occitanie...) aux côtés de 20 PME et 15 grands groupes intéressés par le développement de flottes de véhicules au GNV.

50 stations en deux ans

Ce lot de 13 stations s'insère dans le plan de marche de Seven Occitanie, qui a prévu d'ouvrir 50 stations en deux ans, en comptabilisant le réseau obtenu lors de l'appel d'offres Ademe en 2017. "Nous ouvrons la première de ces stations en janvier 2019, puis nous partons sur un rythme d'une par mois tout au long du 1er semestre", décrit Jean-Michel Richeton.

L'investissement global se monte à 30 M€, dont 20 % seulement sont couverts par les subventions de l'Ademe et de l'Europe. Pour mener ce chantier à terme, le Montpelliérain s'appuie sur son réseau de partenaires, tant sur les aspects techniques que financiers.

"L'attente autour du BioGNV est très forte car c'est une réponse anti-crise, avec 30 % de moins au litre pour le prix à la pompe, argumente Jean-Michel Richeton. Des transporteurs comme Système U, Carrefour, Monoprix, Nicollin ou GrDF, qui couvrent de très grandes distances chaque année, ont une problématique de plusieurs millions d'euros sur ces sujets. La préoccupation est grande aussi chez les collectivités pour leur flotte de véhicules de collecte et de bus. Même s'il n'y a pas de rentabilité garantie, la force de Seven Occitanie est de s'appuyer sur un collectif de partenaires qui a accepté de prendre les risques."

Seven Occitanie a prévu cinq recrutements dans les semaines à venir, et devrait compter 12 salariés en début d'année 2019. L'entreprise a reçu la Palme d'Oc en catégorie "Innovation" lors du Gala des Ambassadeurs d'Occitanie, tenus le 26 novembre à Montpellier.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 04/12/2018 à 18:54 :
BioGNV = méthane, très bon carburant "interdit" aux voitures, trop compliqué, on a déjà vu pour le GPL (1% du parc).
Il subit la taxe carbone TICGN comme celui des tuyaux en ville ? Ou la TICGN du butane/propane en citerne (depuis mi-2018) ?
On le subventionne sur les factures de gaz, car acheté plus cher, parait-il.
Dommage qu'il n'y en ait pas assez pour se chauffer, ça éviterait de jeter les chaudières gaz (déchetterie bien sûr) vu les niveaux que la TICGN va atteindre (je teste 17°C cet hiver pour comparer aux 18° habituels mais faut qq années de suite pour faire une moyenne, un point ne veut rien dire en soi).
Le GNL/GNV/GNxx pour les bateaux avec réservoir cryogéniques à -160°C, c'est une bonne chose, polluera peu en mer, ou aux ports.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :