Chez Notilia, les produits ménagers anciens tirent la croissance

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Notilia développe ses gammes de produits ménagers biodégradables et de classiques du genre.
Notilia développe ses gammes de produits ménagers biodégradables et de classiques du genre. (Crédits : Groupe Notilia)
Le groupe nîmois Notilia (produits d’entretien et de bricolage pour la maison) adresse les marchés professionnels et les particuliers via la grande distribution. Parmi ses quatre gammes, la demande bondit pour les produits ménagers anciens comme le vinaigre blanc, qui progresse de 25 % par an.

La PME familiale basée à Nîmes mise depuis les années 60 sur le mélange et le conditionnement des produits d'entretien. Si le Groupe Notilia travaille avec la grande distribution française (Carrefour, Système U ou encore le Groupe Leclerc) pour la vente de ses gammes à destination des particuliers, elle voit un intérêt croissant de la clientèle pour des produits ménagers biodégradables et pour des classiques du genre.

Le vinaigre blanc, nouvelle star du ménage

"Depuis quelques années, la demande bondit sur le vinaigre blanc, dont on redécouvre les bienfaits, détaille Michel Vindry, le président du Groupe Notilia. Les ventes bondissent de 25 % par an, depuis trois ans. Nous avons d'ailleurs mis au point des versions parfumés du produit pour plaire aux clients."

Un autre produit historique du groupe est en plein essor, il s'agit du savon noir.

"Face à ce constat, on a développé un pistolet avec une formule "prêt à l'emploi", poursuit Michel Vindry. C'est un succès typique de notre époque, car les consommateurs re-découvrent les multiples applications sur internet."

Une nouvelle demande pour les produits biodégradables

Pour booster sa croissance, l'entreprise avait déjà misé dès 2015 sur un nouveau marché : le conditionnement de désinfectants et de détergents pour les professionnels (CHU, restauration, Ehpad...). Il représente aujourd'hui 3 M€ de CA, sur les 30 M€ prévus en 2019.

"Nous croyons à ce marché qui s'oriente de plus en plus vers des produits biodégradables", affirme Michel Vindry. Pourtant cette gamme ne représente pour le moment que 15 % des volumes."

Pour coller à la demande, Notilia investit 300 000 € dans la recherche afin de mettre au point de nouvelles formules et obtenir des résultats similaires au produits pétrochimiques. Le nîmois a aussi obtenu une subvention de la Région (300 000 €), pour le renouvellement d'une parti de son appareil productif.

Une histoire de plus d'un siècle

L'histoire du Groupe Notilia remonte à 1876, quand la famille Suchomel créée la Stéarinerie et Savonnerie de Nîmes, pour se rapprocher alors de la matière première indispensable à la fabrication de bougies et de savon noir : la graisse de mouton.

Reprise par la famille Vindry en 1953, l'entreprise prend le tournant pétrochimique des années 60 et évolue vers vers le conditionnement de produits liquides et pulvérulents pour le bricolage et l'entretien de la maison : détergents ménagers, white spirit, térébenthine, huile de lin...

En tout la PME familiale compte désormais 400 références, et plus de 90 employés sur quatre usines. Deux sont installées sur le site historique de Nîmes, pour la savonnerie, la fabrication d'emballages plastiques et le conditionnement, tandis que deux autres unités d'emballage et de conditionnement sont situées dans le Loiret (45).

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