Gigafactory hydrogène à Béziers : feu vert de l'Europe pour la création de Genvia

 |  | 452 mots
Lecture 2 min.
La nouvelle société Genvia a pour objectif le déploiement industriel d'une technologie de rupture de production d'hydrogène décarboné par électrolyseurs haute température à oxyde solide, mise au point par le CEA.
La nouvelle société Genvia a pour objectif le déploiement industriel d'une technologie de rupture de production d'hydrogène décarboné par électrolyseurs haute température à oxyde solide, mise au point par le CEA. (Crédits : DR)
La commission européenne vient d’approuver la création d’une société conjointe entre Cameron-Schlumberger (site de Béziers), le CEA Grenoble, Vinci Construction, Vicat et l’AREC Occitanie. Objectif : le déploiement industriel d’une technologie de rupture de production d’hydrogène décarboné par électrolyseurs haute température à oxyde solide, dont la fabrication se fera à Béziers.

La Commission européenne vient de donner son approbation à la création de Genvia, société conjointe de technologie pour la production d'hydrogène décarboné, confirmant ainsi les projets de diversification annoncés, en région Occitanie, sur le site de l'entreprise Cameron à Béziers, rachetée par le groupe Schlumberger en 2015 et spécialisé dans les équipements pour les filières gazière et pétrolière.

Genvia inscrira, dans un modèle de partenariat public-privé, la collaboration de Schlumberger New Energy, du CEA Grenoble, de Vinci Construction, de Vicat et de l'Agence Régionale Énergie Climat (AREC) Occitanie, société d'investissement de la Région Occitanie, afin de permettre le développement et le déploiement industriel d'une technologie de rupture de production d'hydrogène décarboné par électrolyseurs haute température à oxyde solide, mise au point par le CEA.

Selon le CEA, « la technologie Genvia, qui vise à atteindre le plus haut niveau d'efficacité, permet de réduire considérablement la consommation d'électricité par kilogramme d'hydrogène produit. Cette technologie d'électrolyseur est la première à être complètement réversible, permettant de basculer d'un mode électrolyse à un mode pile à combustible ».

La fabrication de ces électrolyseurs à oxyde solide se fera dans la gigafactory de Genvia, implantée à Béziers, sur le site industriel de Cameron (filiale de Schlumberger). Quant au centre de transfert technologique, il sera basé au CEA-Grenoble.

« Le potentiel de changer la donne »

Sollicité ce 18 janvier, la direction de Schlumberger répond n'avoir « à ce stade aucune autre information à fournir. Des annonces complémentaires seront faites dans un avenir proche ».

« La production d'hydrogène décarboné est essentielle pour que le monde atteigne ses objectifs en matière de transition énergétique, déclare Olivier Le Peuch, directeur général de Schlumberger, dans le communiqué du CEA. Genvia, en combinant recherche scientifique de pointe et ingénierie avancée, accélèrera le développement d'une technologie fondamentale qui permettra de déployer la production d'hydrogène décarboné à un prix abordable et d'élargir ses différents usages comme vecteur énergétique ou moyen de stockage. »

« Ensemble, sur la base d'un portefeuille technologique développé par le CEA au cours de la dernière décennie, nous envisageons des plans de croissance ambitieux pour la technologie d'électrolyse haute température, qui a le potentiel de changer la donne dans la production d'hydrogène décarboné, souligne de son côté, et dans ce même communiqué, François Jacq, administrateur général du CEA. Cette initiative est le fruit d'un alignement d'ambitions environnementales et économiques, cruciales pour la France et l'Europe en appui au plan de relance du gouvernement et de la Commission. »

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :