MyVideoPlace lève 600 000 € pour booster son développement

Filiale de Médias du Sud (opérateur de TVSud), MyVideoPlace a annoncé, le 14 septembre, la levée de 600 000 € auprès de Sofilaro et Finovam. L'opération vise à parachever la diffusion de la plate-forme de partage de vidéos, déjà utilisée par 15 chaînes de télé locales et divers groupes de médias.

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MyVideoPlace vise les 10 millions de vidéos vues par moi d'ici la fin 2017
MyVideoPlace vise les 10 millions de vidéos vues par moi d'ici la fin 2017 (Crédits : Groupe Rossel)

Filiale commune aux groupes Médias du Sud et Rossel, MyVideoPlace vient de lever 600 000 € auprès de la société languedocienne de capital investissement Sofilaro et du fonds d'amorçage calaisien Finovam. L'opération, dont l'objectif est d'accélérer la diffusion de la plate-forme de d'hébergement, de partage et de monétisation de vidéos lancée en 2015, devrait être complétée sous deux mois par un emprunt par effet de levier auprès de bpifrance.

Plusieurs projets dans les tuyaux

MyVideoPlace affiche, à ce jour, cinq millions de vues par mois. Au sein de ses utilisateurs, la plate-forme compte plusieurs grands groupes de médias (TF1-LCI, Rossel-La Voix, La Dépêche-Midi Libre, etc.) ainsi qu'une quinzaine de télévisions locales. Mais fort de cette levée de fonds, son président Christophe Musset veut aller plus vite et ambitionne d'atteindre les 10 millions de vues mensuelles d'ici la fin 2017.

"Nous avons l'accord de principe de 80 % de ces clients, mais la plate-forme n'est installée que chez 30 % d'entre eux car c'est parfois difficile techniquement, explique-t-il. Nous allons recruter sept personnes, dont des éditeurs vidéo et des spécialistes en régie pub, pour accélérer ce développement."

D'autres projets sont en cours de développement autour de MyVideoPlace, dont le lancement d'une application destinée aux professionnels pour faire du tournage, montage et live streaming. "Elle sera donnée à l'ensemble de nos producteurs pour leur permettre d'uploader plus facilement des vidéos sur la plate-forme", précise Christophe Musset.

"En 2017, nous engagerons aussi un gros développement sur les datas car, à travers tous ces projets, nous allons intégrer un grand nombre de données, poursuit-il. Il y aura matière à mieux les valoriser en terme publicitaire, par exemple."

En lice à Toulouse

Médias du Sud est, par ailleurs, officiellement candidat à la reprise de la fréquence de TLT à Toulouse, après le dépôt de son dossier de candidature au CAS à la fin août. Il trouvera face à lui le groupe BFMTV, qui s'apprête à investir le créneau des télés locales, avec notamment le lancement imminent de BFMTV Paris.

Néanmoins, Christophe Musset se dit confiant dans ses chances face au n°1 de l'information en continu, à l'approche des auditions programmées au CSA début octobre. À ce jour, la chaîne du groupe, TVSud, est déclinée sur Nîmes, Montpellier et Perpignan.

"L'autorisation donnée avant l'été à Azur TV, qui gère la chaîne locale de Nice, de reprendre Marseille et Toulon, est un signal fort du CSA sur sa volonté de voir émerger des groupes de télé régionaux. Éditorialement, cette évolution renforce la cohérence du territoire couvert, et économiquement, le modèle s'appuie sur un bassin comptant une population suffisante. Nous voulons donc faire une chaîne locale à Toulouse, mais aussi bien au delà des quatre métropoles que nous couvririons alors : une chaîne sur l'ensemble des 13 départements d'Occitanie. En outre, je rappelle que l'actionnaire de TLT était Numéricâble, donc SFR, donc BFMTV. Pourquoi se sont-ils retirés quand ils avaient encore l'opportunité de sauver la chaîne ?"

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