Atos vise le cap des 300 salariés à Montpellier

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Spécialiste de la transformation digitale, le groupe Atos est implanté à Montpellier depuis 2014
Spécialiste de la transformation digitale, le groupe Atos est implanté à Montpellier depuis 2014 (Crédits : Atos)
Atos prévoit de recruter 50 personnes et d’atteindre ainsi le seuil des 300 collaborateurs au sein de son unité de Montpellier d’ici 2020. Le groupe français spécialiste de la transformation digitale veut renforcer les deux centres d’excellence à vocation nationale dédiés à l’intelligence artificielle et à la dématérialisation qui y sont logés.

Implanté à Montpellier depuis le rachat de Bull en 2014 (qui y avait lui-même racheté l'entreprise Amesis en 2010), Atos gère une politique de recrutements soutenue pour son unité locale, baptisée "département" dans l'organigramme du groupe. Le géant français de la transformation digitale y emploie 250 salariés à ce jour, et prévoit d'atteindre le cap des 300 collaborateurs d'ici 2020.

"Notre activité se répartit entre le développement logiciel pour moitié, et la maintenance de structures informatiques pour l'autre moitié. Nous disposons notamment d'une équipe de 70 personnes travaillant sur des projets externalisés", décrit Jérôme Rey, directeur du département d'Atos à Montpellier.

De fortes ambitions sur l'IA et la dématérialisation

La spécificité de l'unité montpelliéraine est d'abriter deux centres d'excellence à vocation nationale. L'un est dédié est à la dématérialisation (pour la gestion électronique de documents, notamment), et l'autre, ouvert en janvier 2019, est centré sur l'intelligence artificielle, tournée vers des applicatifs dans la santé et l'écologie.

Ce deuxième centre sur l'IA est issu d'un partenariat avec l'IRT Saint-Exupéry de Toulouse. Il mobilise un investissement de 7 M€, dont 1 M€ financé par Atos. Les autres investisseurs sont l'État, Telespazio (filiale de Thales et de Leonardi) et Wezr, une start-up montpelliéraine.

"Cette nouvelle unité est spécialisée dans une branche très sophistiquée de l'IA, appelée « intelligence artificielle de pair à pair », un domaine à la frontière de la recherche fondamentale", précise Jérôme Rey.

Dépassant donc le cadre de la région, les deux centres gèrent une cinquantaine de clients, dont plusieurs grands comptes. Jérôme Rey cite notamment le groupe Michelin, la Région Auvergne-Rhône-Alpes ou encore le centre informatique breton Mégalis.

Des modules de formation ad hoc

Afin de contourner la pénurie de main d'œuvre sur certains profils très techniques, Atos vient de passer un accord avec Pôle Emploi et l'école du numérique Diginamic pour créer une formation sur mesure, dédiée à ses propres besoins et d'une durée de sept mois. La 1e session, qui ambitionne d'attirer avant tout des profils en reconversion (chimistes, biologistes, etc.), démarre en octobre, et devrait être suivie d'une 2e session débutant en fin d'année 2019 si la démarche s'avère fructueuse.

"Notre ambition est de faire monter en puissance nos centres d'excellence, notamment sur les compétences externalisées. Elles représentent 20 % de l'activité en moyenne au sein des autres départements du groupe, mais nous voulons atteindre 50 % rapidement", rajoute Jérôme Rey.

Sur le front des collaborations, Atos travaille notamment avec le CINES, centre de calcul très haute performance basé à Montpellier, sur une plate-forme dédiée à l'archivage longue durée des data. "Un sujet appelé à prendre beaucoup d'importance à l'avenir", conclut Jérôme Rey.

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