Rakuten fait de Montpellier son hub technologique “no code”

Rakuten DX (ex-Aquafadas), éditeur montpelliérain racheté par le groupe Rakuten en 2011, annonce la nomination d’Hubert Grégroire au poste de CTO. Avec son expertise technique, il doit piloter le nouveau projet stratégique du groupe Rakuten, qui transforme sa filiale de Montpellier en un hub technologique dédié aux solutions "no code / low code" pour les technologies mobiles.

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Hubert Grégoire est désormais le CTO (chief technology officer) et CISO (chief information security officer) de Rakuten DX à Montpellier.
Hubert Grégoire est désormais le CTO (chief technology officer) et CISO (chief information security officer) de Rakuten DX à Montpellier. (Crédits : DR)

Rakuten DX, filiale montpelliéraine du groupe japonais Rakuten (25.000 employés et 11,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2020) depuis 2011, porte désormais les ambitions technologiques du groupe sur les technologies mobiles.

C'est dans ce contexte et ces nouvelles ambitions que Rakuten DX vient de recruter Hubert Grégoire au poste de CTO (chief technology officer) et CISO (chief information security officer) à Montpellier. Après une carrière dans le conseil, la formation et le développement sur les technologies web open-source, Hubert Grégoire a ensuite réussi en tant que CTO pour des éditeurs de logiciels dans les domaines de la banque, des télécoms, de la LegalTech et de l'AgTech.

Sous son égide, c'est un véritable projet stratégique pour Rakuten qui va se déployer à Montpellier. Son objectif sera d'abord de proposer, au sein du groupe Rakuten, une plate-forme de développement "low code / no code" permettant de générer des applications mobiles, avant d'envisager l'ouverture de cette plate-forme à une exploitation commerciale d'ici 2023.

Une unité de pointe à Montpellier

« Rakuten tire parti de l'expérience Aquafadas sur le mobile et les contenus premium, explique Hubert Grégroire. Notre mission, à Montpellier, est d'industrialiser les process autour de ces applications "no code", qui sont actuellement une réelle tendance du marché. »

Cette nouvelle unité compte une trentaine de personnes, sur les 50 employés du site de Montpellier, mais elle regroupe également une équipe indienne, et a vocation à faire le lien entre toutes les business units du groupe dans le monde.

« Rakuten amorce un virage dans sa stratégie mobile et veut imposer sa technologie face aux GAFA, analyse Hubert Grégroire. Le géant japonais est déjà devant Amazon dans son pays d'origine, où il s'est aussi lancé dans la téléphonie. Aujourd'hui, il veut s'ouvrir au reste du monde. »

Le projet Symphony, une plateforme de solutions pour opérateurs télécom créée par le groupe il y a six mois, rassemble déjà plus de 3.000 collaborateurs dans le monde, principalement au Japon, en Inde, à Singapour, en Europe, aux Etats-Unis et à Dubai. Un signe clair des ambitions de Rakuten sur le mobile.

Rakuten mobile s'implante en Europe

Si Rakuten est désormais le 4e acteur mobile au Japon avec cinq millions d'abonnés depuis avril 2020, il vient également d'être choisi par le nouvel opérateur allemand 1&1 Drillisch pour construire et opérer l'infrastructure de son réseau mobile, basé sur la technologie Open RAN. Une technologie déjà déployée avec succès au Japon.

Les enjeux technologiques portés par la filiale montpelliéraine sont donc cruciaux pour le développement du groupe japonais.

« Nous avons vocation à rayonner au sein du groupe, détaille encore le nouveau CTO. Et c'est aussi ce qui m'a plu dans ce nouveau défi professionnel. Depuis Montpellier, nous nous inscrivons dans un contexte international, avec une langue de travail en anglais et des concurrents parmi les grands acteurs technologiques mondiaux. »

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