Sports nautiques légers : la CCI de Montpellier veut booster la croissance des plages privées

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Le président de la CCI de Montpellier, André Deljarry, lors du salon des plages 2016 de La Grande Motte
Le président de la CCI de Montpellier, André Deljarry, lors du salon des plages 2016 de La Grande Motte (Crédits : DR)
Lors du 7e Salon des plages, du 15 au 17 à La Grande Motte, la CCI de Montpellier a dévoilé une étude sur les sports nautiques légers. Positionnés en leviers de croissance, ils pourraient faire émerger une nouvelle offre d’accueil balnéaire et booster l’économie des plages privées.

Tout est parti d'une idée : dupliquer la réussite régionale du kitesurf né en Languedoc-Roussillon (15 000 pratiquants sur notre littoral concentrant 50% des kiters français), pour l'étendre aux autres activités nautiques légères. La plage étant un espace commun entre vacanciers, adeptes des sports de glisse et concessionnaires de plages privées, pourquoi ne pas partager une clientèle commune en créant une offre couplée ?

«  Toulouse a l'aéronautique, notre fleuron c'est le nautisme. Nous devons saisir toutes les opportunités économiques offertes par nos 220 kms de côtes pour faire émerger une nouvelle offre d'accueil balnéaire complète et originale », explique le président de la CCI de Montpellier, André Deljarry

Une filière pesant 10 M€

Dans ce contexte, la CCI de Montpellier présentait, mercredi 17 février à l'occasion du Salon des plages de la Grande Motte, les résultats inédits de son étude sur les sports nautiques légers sur la grande baie d'Aigues-Mortes (Aigues-Mortes/Sète). Réalisée en juin dans le cadre de l'Observatoire du Nautisme mis en place par l'établissement consulaire, ce premier champ d'étude appliqué aux sports de glisse (kitesurf, planche à voile, wake-board, etc.) met en évidence le poids économique d'une filière qui avec 10 M€ de chiffre d'affaires, enregistre une progression globale de 24% sur les trois dernières années.

Parmi les 150 professionnels enquêtés pour l'étude, l'ancienneté moyenne des entreprises est de neuf ans, pour un CA généré entre 200 000 et 400 000 € (pour 36 % d'entre elles), 28% dépassant 1 M€ de CA. L'activité se partage entre la vente de matériel (pour 42 % du CA), les écoles (29 %), la communication et événementiels (18 %), le design et conception (10 %) et la location de matériels (1 %).

« On assiste à une professionnalisation et un développement de la filière avec un tissu d'entreprises bien implantées ayant une bonne résistance sur le territoire », explique Bruno Bouterin, responsable études et prospective à CCI.

100 plages privées sur le littoral

L'ambition à présent est d'intégrer les sports nautiques légers dans un structure existante, à savoir les plages privées. Le développement de la filière nautisme profiterait dans l'Hérault à 26 concessions de plages (une centaine sur l'ensemble du littoral régional), générant un chiffre d'affaires de 19 M€.

L'idée n'est pas neutre, à l'heure où l'économie des plages subit l'influence de nouvelles pratiques sportives et de bien-être, en plein essor comme le Stand-up Paddle, ou l'outdoor fitness (cours de yoga outdoor sur les plages).

« La plage se consomme aujourd'hui différemment. Lézarder deux heures sur le sable, c'est bien, mais on ressent chez les vacanciers (en particulier les populations CSP+) un besoin de plus en plus fort d'originalité », témoigne le gérant de l'hôtel La Plage du Gédéon, qui l'été 2015, élargissait son offre clientèle avec l'achat de deux Stand-up Paddle.

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Commentaires
a écrit le 01/05/2016 à 10:20 :
Bonjour,

vous avez raison, les CSP+ sont à la recherche d'originalité.
Ceci dit, j'ai vaguement l'impression que vous confondez "offrir de l'originalité" et "faire du tir au pigeon".
Pour préciser ma pensée, un CSP+ qui va devoir payer pour garer sa voiture (enfin, s'il reste des places), se taper des bouchons, payer pour poser sa serviette sur le sable, payer pour se baigner, payer pour mettre son SUP à l'eau, payer pour faire de la planche, payer une fortune pour un sandwich dégueulasse et un soda le tout en bouffant du sable, il va finir par avoir un gout amer dans la bouche.
Et il va aller claquer son argent ailleurs,
Dans mon cas, c'est déjà tout vu : cet été, direction le Maroc. Le coût du billet est largement compensé par un coût de la vie sur place largement inférieur et un sentiment de liberté qu'on a de plus en plus de mal à trouver en France.
a écrit le 01/03/2016 à 10:31 :
Bonjour
Kitesurfer depuis les débuts du kite en France environ 15 ans , je remarque une absence flagrante de panneaux de règles de navigation sur tous les spots de navigation surtout quand le spot est rempli de kiteux .on peux tous naviguer ensemble même avec des niveaux différents .c est çe qui fait la beauté de ce sport car avec quelques heures de cours on devient vite autonome. Les règles de navigations sont à prisent ou pas dans certaines écoles . Certains kiteux n en ont jamais entendu parlé . Le sisteme de largage aussi est un point crutial , lui aussi on en parle aux élèves le premier cour et après c est terminé . Pas ou peu de kiteux largués leur ailes en école car le professeur sait toiles ses élèves .on est là pour faire du sport se détendre ,avoir dès sensation fortes . Toutes ces règles de nav et de sécurité sont très vite oublié et personne ne prend la responsabilité de demander la licence qui couvre les risques encourus à autrui . Un kiteux débutant qui sort d école ne connaît pas vraiment les règles de priorités ce qui des fois fais une belle pagaille au quand on arrive au milieu .rare sont les kiteux qui ont un coupe ligne qui pourrait être bien utile en cas de problème .il ne faut pas attendre un problème pour tenir compte de ça . Très content de voir des gens frimer sur la plage avec leur beau matos de kite . Pour beau coups d entre nous la pratique du kite c est l été quand l air est chaud . Pour ma par je voulais et ai parlé a des écoles pour mettre un panneau de règles de nav sur tous les spots ou bien un beach Marchal pour contrôler et éduquer les kiteux dur la plage ....rien n est fait jusqu au jour ...j espère faire çe sport le plus longtemps possible dans notre belle région ,et ne pas voir les spots fermer les un après les autre ....avant de penser au profit on ferai mieu de penser un peu plus à la sécurité.vous vouliez mon avis le voilà .en espérant vous faire réfléchir à sa et non tout le temps à l argent ...bonne journee

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