L’Occitanie veut entrer dans le Top 10 des régions touristiques européennes

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Le Pont du Gard est l'un des 8 sites remarquables classés au Patrimoine mondial de l'Unesco en Occitanie.
Le Pont du Gard est l'un des 8 sites remarquables classés au Patrimoine mondial de l'Unesco en Occitanie. (Crédits : Site du Pont du Gard)
Alors que les acteurs du secteur se préparent pour la saison estivale 2019, le Comité Régional du Tourisme Occitanie réunissait plus de 200 professionnels, le 7 juin à Mauguio (34), pour la 1e Conférence permanente dédiée au sujet en région. Objectif : les fédérer autour d’un projet commun visant à installer l’Occitanie dans le Top 10 des régions touristiques européennes à l’horizon 2021.

La présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, est ambitieuse : elle souhaite installer l'Occitanie dans le Top 10 des régions touristiques européennes à l'horizon 2021, où figurent déjà les régions PACA et Auvergne-Rhône-Alpes.

« Aujourd'hui, avec 186 millions de nuitées enregistrées en 2018, la région se positionne en 11e position européenne, oscille entre la 3e et la 4e place en France, et s'affiche comme la 1e destination en France pour la clientèle française, les étrangers représentant 35 % des nuitées, affirme Jean Pinard, directeur du Comité régional du tourisme (CRT) d'Occitanie. La consommation touristique régionale, c'est 15,9 Mds € (4e rang national et 10,3 % du PIB régional, NDLR) et près de 100 000 emplois directs et indirects. »

Pour qualifier l'activité touristique, qui se place au second rang des secteurs économiques régionaux derrière l'agroalimentaire, le CRT évoque les 520 000 résidences secondaires, les 6 millions de lits touristiques (dont 1 million dans le secteur marchand), ou encore les 13,5 millions de passagers accueillis dans les dix aéroports régionaux.

Des commissions sur les secteurs prioritaires

Le 7 juin, le CRT réunissait quelque 200 professionnels du secteur au Domaine des Grands Chais à Mauguio (34), à l'occasion de la première Conférence permanente du tourisme de la région, un événement dont la vocation était de « fédérer les professionnels autour d'un projet commun et ambitieux ».

Dans cette perspective, le CRT a initié depuis plusieurs mois une vaste concertation auprès de ces professionnels publics et privés, avec la mise en place de commissions sectorielles spécialisées sur des secteurs jugés prioritaires.

« Cinq ont déjà été installées : la montagne, l'enfance-jeunesse, la campagne et activités de plein air, l'oenotourisme-agritourisme et les villes-affaires, et nous sommes en train d'installer la commission littoral et thermalisme, précise Viriginie Rozière, présidente du CRT. Cette vision prospective du tourisme doit se nourrir de la réalité concrète des professionnels. »

Habitants et "occitalité"

Cette première Conférence Permanente du Tourisme était l'occasion d'évoquer les premières pistes de réflexion de ces commissions afin d'engager des plans d'actions. Parmi les pistes déjà actées : « valoriser l'aspect culturel et la découverte du patrimoine vernaculaire, miser sur la richesse des produits agro-alimentaires sous signe officiel de qualité, développer l'itinérance douce, mieux connaître les attentes de la clientèle "jeunes" avec un fort enjeu d'accessibilité, définir l'image oenotouristique de la région avec de multiples identités territoriales, ou favoriser l'innovation en lien avec l'Open Tourisme Lab (accélérateur nîmois spécialisé dans le tourisme, NDLR) ».

« La région Occitanie est récente et l'enjeu est maintenant d'asseoir une image de l'Occitanie qui est encore un nom administratif », souligne Jean Pinard.

La réflexion engagée par le CRT prend en compte une dimension de plus en plus prégnante : la préoccupation environnementale de durabilité.

« Le tourisme peut être perçu par les habitants comme une activité économique générant des nuisances, note Virginie Rozière. Rien ne peut se faire sans eux. »

La représentante du secteur de l'hôtellerie de plein air (1 428 campings et 136 504 emplacements, 26,1 millions de nuitées d'avril à septembre 2018) insiste sur cette dimension : « Le camping a évolué vers le haut de gamme et l'Occitanie est en avance sur ce point, avec 45 % 4 et 5 étoiles, contre une moyenne de 35 % ailleurs en France. Le Club Littoral travaille à créer des synergies, à développer la basse saison. Et il faut absolument travailler la notion d'hospitalité (baptisé par le CRT "occitalité", NDLR), faire prendre conscience à l'habitant de l'importance de bien accueillir le touriste ».

Une campagne de com à 1,45 M€

Le CRT a lancé, du 9 mai au 30 juin, une campagne de communication sur la destination Occitanie, dans les gares et aéroports, et en ligne. Elle a été financée par les différents partenaires du secteurs (CRT, offices de tourisme, agences départementales du tourisme et fonds Feder), pour un budget global de 1,45 M€.

Construite sur la base d'images produites par les habitants de la région sollicités via un concours photos, elle propose 16 visuels illustrant la diversité de la région, des traditions, des cultures et des paysages.

« Nous prolongerons la campagne à la fin des vacances d'été sur une cible à fort pouvoir d'achat, pour des courts séjours hors saison, en valorisant les signes distinctifs de la région comme les plus beaux villages de France, mes grands sites ou les sites Unesco », précise Virginie Rozière.

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