Club de l’Eco : Cévennes Tourisme interroge son identité touristique

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Le club de l'éco, organisé le 14 novembre 2019 à Vézenobres avec l'Agglomération d'Alès, interroge l'identité touristique du territoire.
Le club de l'éco, organisé le 14 novembre 2019 à Vézenobres avec l'Agglomération d'Alès, interroge l'identité touristique du territoire. (Crédits : DR)
Organisée en partenariat avec La Tribune et Alès Agglomération, une matinée de travail a permis de mettre en exergue des pistes de réflexion sur l’avenir touristique du territoire.

"Si la plupart des politiques d'attractivité territoriales échouent, c'est par manque de sens et de vision."

Voilà en substance l'analyse de Joël Gayet, expert en attractivité et marketing territorial, et créateur d'une chaire à l'université d'Aix-Marseille, dédiée à ce thème. Invité du 2e Club de l'Eco organisé sur le territoire d'Alès Agglomération en partenariat avec La Tribune, l'universitaire a décliné, lors d'une conférence, dix facteurs clefs de succès pour l'attractivité des territoires.

"Le projet de territoire d'Alès Agglomération est clair sur le plan technique. Il manque juste une chose : du rêve !", lance-t-il un brin provocateur, précisant qu'il fallait parvenir à "faire rêver en une phrase."

Appelant acteurs publics et privés du tourisme à faire preuve de méthode et d'esprit coopératif, l'universitaire illustre son propos au travers d'exemples concrets de réussite (Berlin, Lyon et L'Isle-sur-la-Sorgue) dont les acteurs du cru peuvent désormais s'inspirer.

Des habitants ambassadeurs

En outre, Joël Gayet insiste sur le fait que le tourisme est une brique, parmi d'autres, de l'attractivité territoriale et du développement économique.

"Les habitants sont les premiers ambassadeurs de leur territoire, pointe-t-il, sous-entendant qu'une destination devait être certaine de ses atouts pour réussir cette politique d'attractivité. Pour cela, une politique participative doit être mise en place pour une appropriation large des outils mis en œuvre. Il faut faire de l'appartenance à un territoire une création de valeur."

Lors de la table-ronde, Laurent Condomines, directeur industriel du groupe Capelle, leader européen du transport exceptionnel dont le siège se trouve à Vézénobres (30), insiste sur l'importance d'une offre hôtelière et de restauration de qualité pour la réception dans le cadre d'un tourisme d'affaires.

"Il m'est arrivé par le passé de faire dormir des invités à Nîmes. Ce n'est plus le cas aujourd'hui", témoigne-t-il.

"Un véritable jardin"

Sébastien Rath, patron et maître-restaurateur de l'hôtel-restaurant Le Riche (Alès), insiste quant à lui sur l'importance du travail en réseau. Membre de l'association "Gard aux chefs", qui rassemble les chefs étoilés et MOF du département, ce jeune cuisinier aspire à obtenir une étoile au Guide Michelin... Ce qui serait une première dans la capitale cévenole.

"J'y crois parce que cette ville qui est la mienne a le potentiel pour accueillir un établissement ayant obtenu cette reconnaissance. Partout où je vais, je parle d'Alès et de notre terroir qui est un véritable jardin", avance celui qui a obtenu l'an dernier le 1er Prix européen du concours Olivier Roellinger grâce à une recette à base de truite des Fumades, un village de l'agglomération.

Lors des échanges avec la salle, remplie d'acteurs professionnels, les forces du territoire sont mises en exergue : l'accueil de chambres d'hôtes, la présence de nombreux acteurs d'éco-tourisme. Certaines faiblesses ne sont pas occultées, notamment à un manque de coordination et une forme de pessimisme (qui n'est pourtant pas propre à ce territoire).

Dans l'assistance, on remarquait de la présence Muriel Nègre, dirigeante de la Bambouseraie d'Anduze et récente lauréate de la Palme d'Oc Ambassadeur de l'Année décernée par La Tribune le 12 novembre.

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