CES 2018 : concurrence accrue entre acteurs régionaux de la French Tech

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Je suis très fière de voir de plus en plus de femmes dans notre délégation, précise Nadia Pellefigue
"Je suis très fière de voir de plus en plus de femmes dans notre délégation", précise Nadia Pellefigue (Crédits : DR)
61 entreprises régionales participaient au CES de Las Vegas. Dans cette délégation,qui comptait notamment 22 entreprises des Pyrénées-Orientales, la vice-présidente en charge du développement économique à la Région, Nadia Pellefigue, a accompagné les jeunes pousses sur place.

Depuis le 9 janvier, les entreprises innovantes locales se sont envolées pour le salon international de Las Vegas, où 20 d'entre elles ont pu exposer leurs produits sur l'Eureka Park. "Plus de 100 rendez-vous BtoB" ont été programmés par l'agence de développement économique, annonce la Région Occitanie.

Depuis le CES, Nadia Pellefigue livre un bilan positif de l'action de l'agence de développement économique régionale. La concurrence semble s'amplifier entre les jeunes pousses French Tech des différentes régions françaises, pour obtenir de la visibilité à l'international.

Quels retours avez-vous de la part des start-ups de la délégation ?

N. P. : Les entreprises sont satisfaites du flux sur leurs stands. Cette année encore, le nombre de visiteurs était très important et les échanges denses et riches. Le CES, c'est six mois de préparation en amont pour nos équipes, notamment pour fixer des rendez-vous avec de potentiels investisseurs, clients ou partenaires industriels. Il y a toujours un risque de voir ces rendez-vous ajournés ou annulés. Dans l'ensemble, ils ont tous été maintenus, cela représente une centaine d'entretiens. Un autre risque est de fixer un rendez-vous qui ne correspond pas aux besoins de la start-up. Mais sur cet aspect-là aussi, nous avons de bons retours. La société Montpelliéraine Vaonis a reçu la récompense Innovation CES 2018 et la Toulousaine Rubix SI, s'est distinguée, jeudi 11 janvier, lors de la session de pitch organisée par le French Village. Ce sont des motifs de fierté.

Sur place, la compétition est importante pour mettre en valeur un stand régional...

N. P. : L'année dernière, nous étions la première délégation régionale française, mais la compétition s'est durcie cette année. C'est notre quatrième participation, nous avons donc acquis une expérience précieuse, notamment pour mettre en valeur notre stand, avec une dégustation de vins par exemple. J'ai participé à un dîner avec Gary Shapiro, le président du CES, et j'ai été surprise de constater qu'il connaît la force de notre région. On est crédible car nous avons un historique avec ce salon, c'est un catalyseur extrêmement important pour l'innovation et l'internationalisation. Mais il ne peut être l'alpha et l'oméga de notre politique, nous devons aussi être performants sur l'accompagnement.

Finalement, cette grande messe américaine est l'occasion pour les start-ups régionales de discuter avec des grands comptes français, plus facilement que dans un bureau parisien...

N. P. : C'est vrai que les Français se retrouvent. Le jeudi soir, à la soirée French Founders, de grands comptes, qui évoluent à l'international, étaient venus. Nos entreprises ont eu des contacts avec les Chinois, les Indiens ou encore les Israéliens.

Le CES annonce souvent les tendances novatrices pour l'année à venir. Quelles solutions se sont distinguées cette année, selon vous ?

N. P. : De plus en plus de solutions intègrent différentes briques technologiques, ces assemblages nouveaux se retrouvent dans les liens entre robotique et intelligence artificielle par exemple. Je constate également la montée en puissance des enjeux autour de la ville intelligente, des transports autonomes et des économies énergétiques. C'est un sujet que nous regardons de près à la Région.

22 entreprises des Pyrénées-Orientales

La délégation des P-O, portée par l'agence de développement économique Pyrénées Méditerranée Invest, comptait parmi la plus importante de la Région Occitanie.

"L'un des objectifs de ces missions au CES est de montrer que l'écosystème Perpignanais est important et tourné vers le numérique, les nouvelles technologies et l'innovation, ce qui nous permettra de déposer un dossier de candidature à la labellisation French Tech 2018 de notre territoire, précise Hélène Billes-Bobo, directrice déléguée ADE-PMI."

Si les entreprises du territoire ont pris part au temps forts du salon (rencontre avec les investisseurs, soirées de networking...), l'agence de développement entend mettre en avant une "position géostratégique des P-O au cœur du triangle Barcelone-Montpellier-Toulouse mais aussi un écosystème soudé".

Un travail de préparation a été mené en amont entre la Région et Pyrénées Méditerranée Invest.

Le ministre, VRP de la délégation Française :

Si Mounir Mahjoubi, secrétaire d'État au numérique, s'est rendu en ambassadeur de la French Tech au CES 2018, la concurrence entre les délégations régionales semble se durcir, alors que la crédibilité de la technologie française s'accroît.

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Commentaires
a écrit le 15/01/2018 à 11:11 :
Bonjour

ET LE DÉVELOPPEMENT SOUTENABLE DANS TOUT CELA ???
CARBONE AVIONS ! LAS VÉGAS FIEF DU DÉSORDRE MENTAL !!! ..... ET TOUTES SES TECHNOLOGIES !!! QUI VÉRIFIENT LEURS IMPACTS !

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