Cité des métiers de demain : les entreprises s'attellent au projet

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Autour de MT. Mercier (Région), P. Deniset (FrenchSouth.digital), G. Héritier (Nicollin), S. Filiber (UIMM) et X. Vasques (IBM) confirment leur engagement pour la Cité des métiers de demain
Autour de MT. Mercier (Région), P. Deniset (FrenchSouth.digital), G. Héritier (Nicollin), S. Filiber (UIMM) et X. Vasques (IBM) confirment leur engagement pour la Cité des métiers de demain (Crédits : Anthony Rey)
Lors d'un forum dédié à la Cité des métiers de demain, le 5 novembre à Montpellier, plus de 120 acteurs économiques ont planché sur des ateliers de co-construction du projet. La Région a dévoilé une 1e ébauche de l'offre de services qui sera proposée en 2019.

La Cité de l'économie et des métiers de demain (CEMD), porté par la Région Occitanie, a pris un tour plus concret, le 5 novembre à Montpellier, avec un forum "ouvert" de co-construction, auquel ont pris part plus de 120 entrepreneurs et acteurs économiques. Une restitution de la consultation en ligne, organisée entre août et septembre dernier, a permis de sonder leurs premières attentes sur ce projet, conçu comme un lieu d'anticipation et d'expérimentation autour des mutations numériques en cours.

"80 % des métiers de 2030 n'existe pas encore, car l'arrivée du digital et de l'IA bousculent l'ensemble de secteurs, avec des incidences sur tous les métiers. Or les TPE-PME n'ont pas le même niveau d'information, aussi l'une des priorités de la Cité sera de les accompagner et de les mettre en réseau pour aider leur transformation digitale", explique la conseillère régionale Marie-Thérèse Mercier.

Une forte perception des enjeux

Sur 800 entreprises, organisations et collectivités ayant répondu à cette consultation, 600 entités (dont 400 entreprises) ont indiqué leur souhait de prendre part au projet de CEMD. 88 % d'entre elles ont indiqué qu'elles perçoivent l'impact de la transition numérique et des technologies disruptives (IA, robotique, etc.) sur leur métier comme un sujet en forte, voire très forte accélération.

Selon cette étude, les entreprises ont une problématique d'appropriation des nouvelles technologies, de nouveaux business models sur le volet économique et commercial, de reconversion des métiers et de recrutement, et de mobilité et d'impact RSE sur le volet environnemental.

De même, les entreprises contactées imaginent la CEMD comme un lieu inclusif tourné vers les réseaux et les citoyens, un lieu de sens adressant les nouveaux enjeux sociaux et de durabilité, un lieu avant-gardiste facilitant la prospective et l'expérimentation, un lieu opérationnel tourné vers la mise en relation et l'accélération de business, et enfin un lieu ouvert, co-construit et interdisciplinaire.

"Dans un groupe traditionnel comme le nôtre, ces sujets ont longtemps été subis ou apportés par nos clients. Or nous avons un enjeu de convergence des grandes quantités de datas que nous collectons, pour créer un portail utile à nos exploitants et nos clients ; un enjeu d'anticipation en matière de RH car dans un groupe de 5 800 salariés, il faut s'interroger sur l'impact des véhicules autonomes, et donc les moyens de faire monter en compétence nos chauffeurs", explique Guillaume Héritier, DG adjoint du Groupe Nicollin.

"IBM s'est positionné comme une entreprise s'adressant aux autres entreprises, afin d'aider ses clients à se transformer. Nous devons donc monter en expérience métiers, car nous devons comprendre des métiers comme l'assurance, l'automobile, la logistique, etc. De même, si ces métiers se réinventent grâce au numérique et à l'IA, se posent alors de nouvelles questions en termes de droit, d'éthique, etc. où nous manquons aussi d'expertise. Ces sont des axes forts de la Cité des métiers qui rejoignent donc notre démarche", estime Xavier Vasques, directeur du site IBM Montpellier.

Quelle offre de services ?

Lors de ces ateliers, le Conseil régional a aussi dévoilé une première ébauche de services qui pourraient être proposés dans le cadre de la CEMD, toujours sur la base de la consultation réalisée cet été. Les souhaits exprimés par les entreprises se portent donc vers un service d'interface et de fertilisations croisées (15 % des réponses), la création d'ateliers dédiés à la formation aux métiers des demain (13 %) et l'organisation de conférences autour des mutations économiques (11 %).

De même, les chefs d'entreprise privilégient la mise en place d'un forum facilitant la création de nouveaux partenariats (7 %), un accès facilité aux autres partenaires de la CEMD (7 %), la création d'un think tank (6 %) et le lancement de concours et d'appels d'offres (6 %).

Ces desideratas devaient être complétés à l'occasion d'une série d'ateliers de travail, au cours de cette journée, organisés autour d'items tels que "Cité connectée", "Vigie collective", "Accélérateur d'entrepreneuriat", "Tête chercheuse", "Exploratoire de métiers", et "Crash test des innovations".

La Cité des métiers de demain sera située dans le centre de Montpellier, dans un emplacement restant à officialiser. Une "Cité éphémère" sera ouverte au 1er trimestre 2019, avant l'organisation d'une conférence internationale de lancement en mai prochain.

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