AxLR pilotera le nouvel outil d'"ultra-amorçage" des deep tech

 |   |  387  mots
Philippe Nérin, président de la SATT AXLR, qui pilotera le nouveau dispositif
Philippe Nérin, président de la SATT AXLR, qui pilotera le nouveau dispositif (Crédits : SATT AxLR)
L'État a dévoilé, le 17 janvier, la liste des 18 lauréats de l'opération French Tech Seed, dont Occitanie French Seed. Ce consortium, piloté par la SATT AxLR pour l'Occitanie, labellisera les deep tech pour des levées de fonds rapides auprès de bpifrance, qui gère 400 M€ de fonds dédiés, et de capitaux-risqueurs.

Après l'annonce, en 2018, de la création d'un fonds de 400 M€ opéré par bpifrance et destiné à financer les deep tech (start-ups technologiques, souvent issues de la recherche), le ministère de l'Enseignement supérieur vient de publier la liste des 18 structures candidates et retenues pour jouer le rôle d'apporteur d'affaires auprès de ce fonds. Parmi les lauréats figure Occitanie French Seed, un consortium réunissant l'agence régionale de développement économique Ad'OCC, l'incubateur toulousain Nubbo, la SATT Toulouse Tech Transfer, le BIC de Montpellier, et qui sera piloté par la SATT AxLR (basée à Montpellier).

Naissance de l'"ultra-amorçage"

La mission d'Occitanie French Seed sera de labelliser les dossiers des deep tech régionales de moins de trois ans en phase de post amorçage. En garantissant le caractère technologique de l'innovation et le potentiel de développement de la pépite, le consortium devrait faciliter la mobilisation des investisseurs privés : selon l'estimation donnée par le ministère, un euro levé auprès d'acteurs privés génèrera deux euros versés par bpifrance.

"L'une des règles du dispositif est de flécher les deep tech de moins de deux ans d'existence, qui jusqu'ici ne trouvaient pas ou peu de financements. Ce nouvel outil d'"ultra-amorçage" leur apportera des fonds propres avant une première levée de fonds. Ainsi, les deep tech pourront constituer jusqu'à un million de fonds propres entre six et 18 mois, et donc bâtir un business plan plus élaboré, trouver leurs premiers clients, etc. Mieux structurées, elles pourront ensuite aller lever des sommes plus importantes en capital-risque", décrit Philippe Nérin, président d'AxLR.

Un booster pour l'usine du futur ?

La labellisation "French Tech Seed" est elle-même accordée à Occitanie French Seed pour une durée de deux ans renouvelables. Le consortium table sur une vingtaine de dossiers sélectionnés par an, selon Philippe Nérin, par ailleurs président du Réseau SATT.

"La réindustrialisation de la France nécessite de générer plus de deep tech et d'innovation. Avec French Tech Seed, nous venons en quelque sorte de rajouter un étage à la fusée : comme le risque est partagé, le dispositif sera plus incitatif pour les investisseurs privés", espère-t-il.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :