La French Tech Montpellier veut fédérer l'Hérault, le Gard et le Sud Aveyron

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F. Salles (Matooma) et P. Nahoum (Choosit), impliqués dans la création de l'association French Tech, en dévoilent la feuille de route
F. Salles (Matooma) et P. Nahoum (Choosit), impliqués dans la création de l'association French Tech, en dévoilent la feuille de route (Crédits : Anthony Rey)
L'association d'entrepreneurs qui portera une possible nouvelle labellisation French Tech autour de la Métropole montpelliéraine a dévoilé sa feuille de route, le 29 janvier. D'ici les résultats connus au printemps, elle veut associer à sa candidature des écosystèmes présents dans trois départements.

Dans le cadre de l'évolution de la French Tech, prévoyant que le portage du label soit désormais assuré par des associations d'entrepreneurs et non plus des collectivités territoriales (comme Montpellier Méditerranée Métropole localement), la future association basée à Montpellier a présenté, le 29 janvier, le contenu de sa feuille de route. Elle devra déposer son dossier de candidature d'ici le 11 février, pour un résultat attendu en mars ou avril 2019.

La "nouvelle" French Tech s'appuiera sur deux labels :  d'une part, les "Capitales French Tech", qui prennent la suite des Métropoles, tout en permettant de mobiliser un écosystème plus vaste qu'un territoire métropolitain ; d'autre part, les "communautés French Tech", permettant à un groupe d'entrepreneurs de valoriser un territoire (Métropole, Agglo, département, etc.) ou un écosystème thématique.

Un rayonnement élargi à trois départements

Selon la présentation faite par Frédéric Salles, CEO de Matooma pressenti pour présider la future association, Montpellier candidate pour un label "Capitale". Afin d'augmenter ses chances dans le cadre de l'appel à projets en cours, elle proposera un territoire d'action englobant l'Hérault, le Gard et le Sud Aveyron : des négociations ont été menées en ce sens avec des groupes d'entreprises situées dans les Agglos de Béziers, de Sète, du Pays de l'Or, du Grand Pic Saint-Loup, de Nîmes, d'Alès et de Millau.

En effet, le nouveau cahier des charges permet à une "Capitale" de s'appuyer sur une "communauté" exogène : l'écosystème gardois, de Nîmes à Alès, est lui-même en cours de structuration pour sa propre labellisation et vient de donner son accord pour soutenir la dynamique montpelliéraine. De la même façon, la Métropole de Montpellier - qui reste partenaire de la French Tech - signera, le 31 janvier, une convention partenariale avec la Communauté de communes de Millau Grands Causses, dont l'un des sujets est la French Tech.

Sous réserve de confirmation, un des noms envisagés pour le nouvel ensemble constitué sur Montpellier et sa région serait "French Tech Méditerranée".

"La nouvelle French Tech est organisée sur trois niveaux : des groupes d'entrepreneurs labellisés "communautés" dans les territoires, qui travailleront avec une Capitale French Tech. L'animation de l'ensemble sera assurée par l'association : c'est elle qui sera en lien avec l'État, et déploiera les outils conçus par la Mission French Tech au national sur le plan local", résume Frédéric Salles.

De nouveaux sujets de collaboration

En outre, la nouvelle French Tech devra décliner localement des priorités définies sur le plan national pour les start-ups adhérentes : favoriser la recherche de nouveaux financements, accélérer l'internationalisation, aider le recrutement de talents en France et de l'étranger, assurer un lien avec la recherche et le monde académique, porter des innovations à enjeux sociétaux ou encore déployer des outils déjà existants (FT Visa, FT Ticket, FT Diversité, FT Seed). En complément, la future association a défini ses propres axes d'action, parmi lesquels la possibilité de tester en interne le produit d'une nouvelle start-up adhérente ou encore la priorité donnée aux échanges entre entreprises de différentes maturités.

"Un de nos objectifs sera de favoriser l'émergence de "middle-ups", des start-ups plus matures qui pourront industrialiser leur innovation avec de grands groupes de taille nationale après l'avoir validée avec les PME-PMI industrielles de notre territoire. C'est aussi le sens des partenariats avec les écosystèmes biterrois ou gardois, qui comptent une forte concentration d'entreprises de ce niveau", poursuit Frédéric Salles.

Dans l'attente des résultats, l'association affiche une relative assurance dans ses chances de décrocher le label "Capitale", bien que seuls huit à dix labels de ce type seront accordés, pour 13 labellisations Métropoles à ce jour. Elle s'appuie en particulier sur le nombre de Pass FT obtenus en quatre ans (43, record national après l'Île-de-France) et sur la mobilisation locale des acteurs économiques : parmi les grands partenaires de la nouvelle association figurent déjà Dell, IBM, EDF, Orange, la Banque Populaire du Sud, le Crédit Agricole Languedoc, etc.

Enfin de nombreuses entreprises et start-ups locales ont déjà notifié leur soutien à l'association : Pradeo, IoTerop, Il Était un Fruit, ELA innovation, Soledge, Seclab, Numalis, Choosit, etc. Si le cahier des charges impose d'inclure 100 lettres de soutien dans le dossier de candidature, l'association ambitionne d'en réunir au moins 200 avant la date butoir du 11 février.

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