Le CNES et la Smart City Montpellier sélectionnent 14 projets innovants

 |   |  681  mots
Kermap (solution pour caractériser la végétation à haute résolution) porte l'un des 14 projets sélectionnés
Kermap (solution pour caractériser la végétation à haute résolution) porte l'un des 14 projets sélectionnés (Crédits : Kermap)
Au terme d'un appel à projets pour sa démarche Smart City, la Métropole de Montpellier a dévoilé, le 16 décembre, les 14 projets portés par des start-ups et sélectionnés pour créer de nouveaux services urbains. Quatre d'entre eux seront accompagnés en partenariat avec le Centre national d'études spatiales (CNES).

Dans le cadre de son programme de Smart City baptisé "Cité intelligente" et initié en 2011, Montpellier Méditerranée Métropole (M3M) a lancé un appel à projets national, en juin 2019, dont elle vient de livrer les résultats. Un total de 14 projets conçus par des entreprises, des start-ups, des Scops ou des associations a été sélectionné en vue de produire des démonstrateurs et services urbains innovants destinés à améliorer la qualité de vie des habitants.

"Depuis le lacement de la Cité intelligente, la Métropole est devenue un laboratoire vivant où nous menons déjà des expérimentations à grande échelle, par exemple sur le tramway ou bien pour la surveillance du Lez avec des capteurs. Cet appel à projets nous amènera à mettre à disposition des entreprises sélectionnées des données anonymisées dans le cadre de l'Open Data (données ouvertes, issues du fonctionnent des services et des équipements de la Métropole, auxquelles l'accès est public et libre de droit, ndlr)", précise Chantal Marion, vice-présidente de M3M en charge du développement économique et de l'innovation.

Les nouveaux usages ciblés en priorité

Parmi ces 14 dossiers, sur 32 candidatures reçues, dix d'entre eux bénéficieront, au titre d'un contrat de R&D, d'un accompagnement des services de la Métropole pour une durée de neuf mois, et d'une aide de 40 000 € maximum. Les projets retenus donneront donc lieu, en 2020, à des expérimentations sur des sujets divers, intéressant la Cité intelligente, tels que la mobilité, l'environnement, l'inclusion numérique, etc.

Les dix projets sélectionnés à ce stade sont ceux d'Amaplace (conciergerie connectée de quartier, Montpellier), On Gâche Rien (service de collecte et compostage de biodéchets, Montpellier), Galago (solution technique d'autopartage, Montpellier), Les Petits Mandarins (solution ludique d'apprentissage des langues, Montpellier), ESII (plate-forme de gestion de l'accueil du public, Lavérune), l'Association "Comme ça" (applicatif pour la diffusion de la danse en milieu urbain, Montpellier), Reconnect (cloud solidaire, Paris), Sunny Shark (IA pour l'optimisation énergétique des piscines, La Réunion), Sitowie (outil de simulation de dégradation des bâtiments, Paris), ainsi que Cyleone.

"Nous voulons utiliser notre expertise dans la mesure de la qualité de l'air au service d'industriels pour la Smart City : nous allons utiliser le tramway pour faire ces mesures à hauteur d'homme, dans le milieu intra-urbain, sans utiliser de vecteurs polluants. Les données produites seront mises ensuite à disposition d'exploitants comme la Métropole ou ATMO (association agréée de surveillance de la qualité de l'air sur le périmètre de l'ex-région Languedoc-Roussillon, ndlr)", explique Guillaume Boguszewski, fondateur de Cyleone à Montpellier.

Le CNES s'implique dans la Smart City montpelliéraine

De même, au titre d'une convention signée en 2018 avec M3M, le Centre national d'études spatiales (CNES) a sélectionné quatre projets supplémentaires dans le cadre de la Cité intelligente. Ils bénéficieront d'un accompagnement de quatre mois pour développer des preuves de concept (POC) sur la base d'images haute résolution (50 cm de précision), enregistrées sur le territoire métropolitain et mises à jour à haute fréquence pour identifier des évolutions sensibles (gestion urbaine, changement climatique, etc.)

Les quatre projets retenus sont ceux de La TeleScop (utilisation d'images satellite pour la prévention des feux de forêt, Montpellier), Kermap (solution pour caractériser la végétation à haute résolution, Cesson-Sévigné), TerraNIS (indicateurs caractérisant les pratiques agricoles, Ramonville-Saint-Agne) et SIRS (traitements d'images satellite pour la cartographie des changements du milieu urbain, Villeneuve-d'Ascq).

"L'industrie spatiale connaît une évolution sensible, y compris dans le développement de nouveaux usages. L'objectif du CNES est de s'ouvrir au maximum à des environnements non spatiaux en mettant à disposition des data, des infrastructures, à ce type de projets. Nous avons donc identifié des concepts probatoires que nous allons accompagner en leur apportant des solutions issues du spatial et de l'observation de la Terre, dans le cadre d'applications développées pour la Métropole", résume Jean-Marc Charbonnier, responsable de l'équipe Valorisation du CNES.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 16/12/2019 à 20:39 :
A noter : Guillaume Boguszewski est le president et fondateur de Cyleone

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :