E-Sport : BlackMice signe un accord avec easyGroup

 |   |  523  mots
Sir Stelios Haji-Ioannou, chairman de easyGroup, et Romain Mefret, président de Blackmice, dans les locaux de easyGroup à Londres
Sir Stelios Haji-Ioannou, chairman de easyGroup, et Romain Mefret, président de Blackmice, dans les locaux de easyGroup à Londres (Crédits : BlackMice)
La plate-forme d'accompagnement dans les compétitions d'e-sport, BlackMice, annonce un accord de principe avec la holding internationale easyGroup, propriétaire d'easyJet. Son ambition est de créer la 1e plate-forme de téléconsultation sur la compétition e-sport et la santé. Avant un lancement prévu pour 2020, la start-up ouvre son capital et cherche à lever 300 000 €.

L'accord de principe a été signé le 3 juin dernier, après plusieurs rencontres entre Stelios Haji-Ioannou, le P-dg d'easyGroup (qui possède notamment la compagnie aérienne low cost easyJet) et le président et co-fondateur de la start-up montpelliéraine BlackMice, Romain Méfret.

"Easy E-Sport by BlackMice serait le premier réseau sur la e-santé, le gaming et le monde de la compétition, décrit-il. Il y a beaucoup à faire sur l'encadrement légal, sportif et sur la santé dans l'e-sport. Notre but serait de devenir une référence, notamment pour les parents qui sont souvent désemparés face à la passion de leurs enfants, en les aidant à pénétrer cet univers de manière saine et en amenant les joueurs à adopter une bonne discipline, comparable à celle des sportifs de haut niveau classique. Ce partenariat avec EasyGroup entraîne un fort développement pour la société qui va gagner en notoriété. Cela a été possible car nous partageons avec le P-dg, Stelios Haji-Ioannou, une vision humaniste et des valeurs."

Un lancement dès 2020

Pour développer cette plate-forme prévue pour début 2020, la start-up recherche désormais de nouveaux locaux à Montpellier. Elle ouvre également 25 % de son capital aux investisseurs, et souhaite lever près de 300 000 € pour financer l'augmentation de son activité.

"L'objectif est d'augmenter le capital et de se tourner ensuite vers les banques pour financer notre croissance", poursuit Romain Méfret.

BlackMice a été fondée à Montpellier en 2017 et accompagne déjà plus d'une vingtaine de joueurs sur les jeux Apex, Fortnite et Rainbow Six Siege. Elle se rémunère grâce à des partenariats avec des marques lors de compétitions. Mais le président Romain Méfret plaide pour une évolution du statut des joueurs professionnels en France.

"On ne prend pas de pourcentage sur les gains, d'autant que nos joueurs sont souvent mineurs. L'e-sport est actuellement dans un vide juridique qui ne permet pas, par exemple, de signer des contrats semi-professionnels. La législation doit évoluer car le secteur grandit de manière exponentielle."

Un nouveau regard sur l'e-sport

Cette croissance de la filière se retrouve notamment dans le succès de l'événement Occitanie E-Sports, dont la deuxième édition se tiendra à la Sud de France Arena de Montpellier, du 21 au 23 juin prochain. À cette occasion, plus de 800 joueurs du monde des jeux vidéo compétitifs sont attendus, dont 16 des plus grandes équipes mondiales.

"C'est un retentissement mondial pour la Région qui est aussi un territoire précurseur sur l'e-sport, abonde Romain Méfret. J'ai vraiment l'impression d'être au bon endroit, au bon moment."

En plus de l'accompagnement prodigué à ses joueurs, BlackMice tiendra également un stand sur l'Occitanie E-Sports. L'entreprise est d'ailleurs incubée depuis plusieurs mois par l'agence régionale AD'OCC.

"La Région Occitanie a compris l'intérêt de pérenniser cette filière qui entraîne tout un écosystème et génère des emplois aussi bien sur les aspects techniques que dans l'événementiel. C'est une évolution importante du regard que les politiques portent sur les jeux vidéo."

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :