Oxeltis engrange les contrats de recherche

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(Crédits : Oxeltis)
La société montpelliéraine enregistre un bond de plus de 500 % entre 2011 et 2014, selon le récent classement Deloitte In Extenso Technologie Fast 50. Cette croissance témoigne d’une évolution de son activité de prestation de service.

Cinq ans après sa création en 2010, Oxeltis atteint un chiffre d'affaires de 1,3 M€. En 2014, celui-ci s'élevait à 845 000 €. L'accroissement de l'activité de cette société montpelliéraine de services en chimie médicinale et en synthèse organique n'est pas nouveau puisqu'entre 2011 et 2014, elle a présenté un taux de croissance de 559 %.

Ces années successives de progression du CA valent à l'entreprise de figurer à la 30ème place du classement 2015 de Deloitte In Exstenso Technology Fast 50 qui récompense les entreprises à forte croissance sur les quatre derniers exercices dans le secteur des hautes technologies.

« Cet évènement est pour nous une reconnaissance, se réjouit Jean-Marc Allaire, le président et co-fondateur d'Oxeltis. Cette année, près de 460 entreprises ont candidaté et, dans le secteur des biotechnologies, nous sommes la troisième entreprise française figurant dans le classement. »

Le développement de l'activité d'Oxeltis s'est accompagné d'une évolution de ses prestations de services. L'entreprise propose deux offres distinctes de services dont les proportions dans son activité se sont inversée avec le temps. « C'est ce qui explique la forte croissance », indique Jean-Marc Allaire.

Une contractualisation croissante

L'entreprise propose deux types d'intervention auprès de ses clients : de la synthèse à façon ou des contrats de recherche de type FNE (full-time equivalent) ou ETP (équivalent temps plein). Dans le premier cas, la relation de collaboration est ponctuelle tandis que dans le second cas, elle s'étend dans le temps.

« L'activité de synthèse à façon permet souvent de créer une première relation avec de nouveaux clients, explique Jean-Marc Allaire. Mais c'est un secteur très concurrentiel avec une très forte pression sur les prix. Notre niche d'expertise nous a permis de fidéliser des clients et de développer de la contractualisation sur du plus long terme. C'est cette partie de notre activité qui prend de l'importance aux fils des années ».

Cette évolution a logiquement conduit à une réduction du porte-feuille clients.

« Nous avons travaillé avec vingt-cinq clients depuis notre création, indique Jean-Marc Allaire. Aujourd'hui, on fonctionne avec un nombre plus réduit car le chiffre d'affaires des projets est plus important ».

Actuellement, l'entreprise compte 16 salariés, dont 15 chimistes. Les clients sont des start-ups n'ayant pas de chimistes en interne, des grands groupes pharmaceutiques qui n'ont plus cette expertise ou des centres de recherche publics. La plupart d'entre eux se trouvent à l'étranger (Amérique du Nord et Europe du Nord) puisque près de 80 % du CA est réalisé à l'export.

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