Sim&Cure lance un logiciel dans le traitement de l’anévrisme

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Les premières licences de Sim&Cure seront bouclées à la rentrée
Les premières licences de Sim&Cure seront bouclées à la rentrée (Crédits : Sim&Cure)
Spécialisée dans la neuroradiologie interventionnelle, la start-up montpelliéraine a annoncé, le 8 mars, avoir levé 300 000 € de fonds. Objectif : débuter la commercialisation de son logiciel qui sécurise le traitement endovasculaire de l’anévrisme cérébral.

La jeune société Sim&Cure (Montpellier, 34) annonce le 8 mars avoir levé 300 000 € auprès d'IT-Translation, un fonds destiné à financer en amorçage les start-ups innovantes dans le domaine des sciences et technologies de l'information et de la communication.

« Cet investissement va nous permettre de finaliser la vente des premières licences de notre logiciel destiné à sécuriser la pose des stents lors du traitement endovasculaire de l'anévrisme cérébral », explique Mathieu Sanchez, le dirigeant de Sim&Cure.

Taille et positionnement des stents

Le traitement endovasculaire de l'anévrisme cérébral est l'un des deux traitements actuels de cette pathologie à l'origine de l'AVC hémorragique. En évitant une craniotomie, cette approche dite mini-invasive vise à introduire des dispositifs médicaux implantables (DMI) à l'intérieur de l'anévrisme qui, en se déployant, empêche le sang de pénétrer dans la lésion, et donc l'hémorragie.

« L'un des facteurs clefs de la réussite de cette thérapie est le « taillage », c'est-à-dire le choix de la bonne taille de DMI, explique Mathieu Sanchez. Notre logiciel permet de définir une taille optimum grâce à un procédé de simulation patient spécifique. Il évalue également le positionnement idéal des DMI et calcule le chemin d'accès le plus adapté vers le sac anévrismal. »

Le logiciel a déjà fait l'objet d'essais cliniques au cours de l'année 2015, notamment sur une centaine de patients de manière rétrospective (sur des patients déjà traités) et prospective (sur des patients en cours de traitement).

« En moyenne, le taux de complication lié au positionnement de DMI  se situe entre 20 et 25 %, indique Mathieu Sanchez. Avec le logiciel de Sim&Cure, il est inférieur à 5 %. »

Le logiciel a été lauréat du concours national i-Lab du ministère de la Recherche en 2014 (dans la catégorie « émergence ») puis en 2015 (dans la catégorie « création/développement »).

Premières licences

Les principaux clients de la start-up montpelliéraine sont les fabricants de DMI. À l'heure actuelle, Sim&Cure en compte deux: le premier est la société allemande Sequent Medical avec qui un partenariat a été conclu dès 2014. Plus récemment, en janvier 2016, l'entreprise a noué une seconde relation commerciale avec Medtronic (92), un leader mondial de la vente de dispositifs médicaux.

« Dans les prochains mois, nos produits partent à l'essai chez Medtronic et Sequent Medical, déclare Mathieu Sanchez. L'objectif est d'avoir commercialisé les premières licences de notre logiciel en septembre. »

La prospection de nouveaux clients fait également partie des objectifs de l'entreprise montpelliéraine. Des négociations avancées sont en cours avec  deux autres fabricants de DMI. Le dirigeant envisage également de développer un logiciel pour une application dans le domaine cardiaque.

Créée en 2014, Sim&Cure a réalisé 65 000 € de chiffre d'affaires en 2015. Pour 2016, l'objectif est de 600 000 € avec déjà 100 000 € de contrats signés. L'entreprise est également en phase de recrutement : elle va passer de trois à six salariés dans les six prochains mois.

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